Cour de cassation · Arrêt
Chambre sociale — pourvoi n° 84-44.502
Arrêt du 11 juin 1987Pourvoi n° 84-44.502
- Solution
- Rejet
- Publication
- Publié au Bulletin
Repère documentaire
Synthèse de la décision
- Réponse: Attendu qu'enfin l'annulation de la décision de l'autorité administrative autorisant le licenciement économique ne suffisant pas à priver la rupture d'une cause réelle et sérieuse, c'est sans contradiction que la cour d'appel a statué comme elle l'a fait, d'où il suit que le moyen ne peut être accueilli.
- Solution: REJETTE le pourvoi Sur le moyen unique.
- Portée: L'annulation de la décision de l'autorité administrative autorisant le licenciement économique ne suffit pas à priver la rupture d'une cause réelle et sérieuse.
Procédure
Chronologie du litige
- Arrêt de cassation Cour de cassation
Document officiel
Texte intégral
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Sur le moyen unique :
Attendu que Mme Y..., employée en qualité de serveuse de restaurant par M. X... depuis le 13 juin 1975, a été avisée par la société Hostellerie de la Norge qui venait d'acquérir le fonds de commerce, qu'il était inutile qu'elle se présente sur son lieu de travail à la fin de son congé annuel, la société ayant engagé du personnel de service ;
Attendu que Mme Y... fait grief à l'arrêt attaqué (Dijon, 26 juin 1984) de l'avoir déboutée de sa demande en paiement d'une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse dirigée contre les propriétaires successifs du fonds de commerce, alors, selon le moyen, d'une part, que la société ayant eu connaissance de l'existence de personnel, l'arrêt a dénaturé les faits de la cause, alors, d'autre part, que les tractations entre le vendeur et l'acheteur ont abouti à une fraude et à la méconnaissance des dispositions de l'article L. 122-12 du Code du travail, alors, enfin, que le tribunal administratif ayant annulé l'autorisation de licenciement pour motif économique, la cour d'appel ne pouvait, sans contradiction, considérer que le licenciement avait une cause réelle et sérieuse ;
Mais attendu, d'une part, que la dénaturation des faits n'est pas un cas d'ouverture à cassation ; qu'en sa première branche, le moyen n'est pas recevable ;
Attendu que, d'autre part, en sa deuxième branche, le moyen sous couvert d'un grief non fondé de violation de la loi, ne tend qu'à remettre en discussion devant la cour de cassation les éléments de preuve dont les juges du fond ont déduit, par une appréciation souveraine de leur valeur et de leur portée, que la société avait été persuadée qu'il n'y avait aucun personnel lorsqu'elle a acquis le fonds de commerce ;
Attendu qu'enfin l'annulation de la décision de l'autorité administrative autorisant le licenciement économique ne suffisant pas à priver la rupture d'une cause réelle et sérieuse, c'est sans contradiction que la cour d'appel a statué comme elle l'a fait, d'où il suit que le moyen ne peut être accueilli ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi
Références
Éléments reliés à la décision
Articles, conventions, thèmes et source
Articles et conventions cités
Thèmes déterminants
Identifiants et source
- Identifiant source
- 6079b10c9ba5988459c5116b
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Méthode et périmètre
Origine, traitement et correction
Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079b10c9ba5988459c5116b.
Dernière date de mise à jour fournie par la source : 11 juin 1987.
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