Cour d'appel
Cour d'appel de Aix-en-Provence, Chambre 1-11 référés, 11 mai 2026, 26/00172
Cette décision mentionne une procédure de référé. Elle est traitée hors cycle normal dans l'observatoire des délais.
Synthèse de la décision
Synthèse automatique extraite de la décision- Contexte: Mme [J] a saisi, par requête réceptionnée au greffe le 9 avril 2024, le conseil de prud'hommes de Marseille aux fins de requalification du contrat à temps partiel aménagé avec la société [1] en contrat à temps plein, de résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts de la société produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse et de condamnation de l'employeur à diverses sommes liées à l'exécution et à la rupture du contrat de travail.
- Procédure: Le 17 février 2026, la société [1] a interjeté appel de la décision en toutes ses dispositions.
- Solution: Ordonnance de référé.
Lire la synthèse complète
- Analyse: Aux termes de l'article 521 du code de procédure civile, 'la partie condamnée au paiement de sommes autres que des aliments, des rentes indemnitaires ou des provisions peut éviter que l'exécution provisoire soit poursuivie en consignant, sur autorisation du juge, les espèces ou les valeurs suffisantes pour garantir, en principal, intérêts et frais, le montant de la condamnation.
- Montants: S'agissant du risque de non-restitution des sommes, elle indique avoir une situation professionnelle et financière stable (salaire mensuel de 2350 euros, ancienneté de 12 ans, propriétaire d'un véhicule et d'un bien immobilier, compagnon percevant également des revenus).
Conclusion : Solution indiquée : Ordonnance de référé.
Chronologie du litige
Dates détectées automatiquement- Saisine prud'homale a saisi, par requête réceptionnée au greffe le 9 avril 2024, le conseil de prud'hommes
- Jugement prud'homal Conseil de prud'hommes · Par jugement du 28 janvier 2026, le conseil de prud'hommes
- Appel formé Appelant : la société [1] (société / employeur probable) · Le 17 février 2026, la société [1] a interjeté appel
- Arrêt d'appel Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Texte de la décision
A.S. [1] C/ [K] [J] Copie exécutoire délivrée le : 11 Mai 2026 à : Me Mathieu BONARDI avocat au barreau de PARIS Me Coralie BELMONTE-GIAIMO, avocat au barreau de MARSEILLE Prononcée à la suite d'une assignation en référé en date du 17 Mars 2026.
DEMANDERESSE S.A.S. [1], demeurant [Adresse 1] représentée par Me Mathieu BONARDI de la SELAS CS AVOCATS ASSOCIES, avocat au barreau de PARIS substituée par Me Alix MARGOT, avocat au barreau de PARIS DEFENDERESSE Madame [K] [J], demeurant [Adresse 2] représentée par Me Coralie BELMONTE-GIAIMO, avocat au barreau de MARSEILLE * * * * DÉBATS ET DÉLIBÉRÉ L'affaire a été débattue le 13 Avril 2026 en audience publique devant Madame Ursula BOURDON-PICQUOIN, Conseillère, déléguée par ordonnance du premier président.
En application des articles 957 et 965 du code de procédure civile Greffier lors des débats : Corinne AUGUSTE.
Les parties ont été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe le 11 Mai 2026.
ORDONNANCE Contradictoire, Prononcée par mise à disposition au greffe le 11 Mai 2026.
Signée par Madame Ursula BOURDON-PICQUOIN, Conseillère déléguée par ordonnance du premier président et Madame Corinne AUGUSTE, greffier auquel la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire. *** EXPOSE DU LITIGE 1.
Mme [K] [J] a été embauchée par la société [2] (devenue [1]) suivant contrat à durée indéterminée à temps partiel aménagé sur l'année le 18 février 2016 en qualité d'agent de sécurité confirmé. 2.
Elle était par ailleurs liée par un contrat à durée indéterminée à temps complet avec une autre société du groupe [3], la société [4], en qualité d'agent de sécurité confirmé à compter du 1er mars 2014. 3.
Mme [J] a saisi, par requête réceptionnée au greffe le 9 avril 2024, le conseil de prud'hommes de Marseille aux fins de requalification du contrat à temps partiel aménagé avec la société [1] en contrat à temps plein, de résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts de la société produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse et de condamnation de l'employeur à diverses sommes liées à l'exécution et à la rupture du contrat de travail. 4.
Par jugement du 28 janvier 2026, le conseil de prud'hommes de Marseille a : - prononcé la requalification du contrat à temps partiel modulé en date du 18 février 2016 en contrat à temps complet ; - condamné la société [1] à verser à Mme [J] les sommes de : - 73 905.39 euros pour la période allant de mai 2021 à décembre 2024, outre la somme de 7390 euros de congés payés y afférents à titre de rappel de salaire ; - 2 622.50 euros a titre de rappel de prime d'ancienneté pour la période allant de mai 2021 à décembre 2024, outre la somme de 262.25 euros de congés payés y afférents ; - constaté l'exécution fautive du contrat dc travail par l'employeur ; - condamné la société [1] à verser à Mme [J] la somme de : - 1 000 euros à titre de dommages et intérêts pour exécution fautive du contrat de travail par l'employeur ; - prononcé la résiliation judiciaire du contrat dc travail de Mme [J] ; - condamné la société [1] à verser à Mme [J] les sommes de : - 3490 euros à titre d'indemnité de préavis ; - 349 euros au titre des congés payés sur préavis ; - 3926,52 euros au titre d'indemnité légale de licenciement ; - 12 215 euros à titre de dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse; - 1800 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile; - ordonné la capitalisation des intérêts ; - ordonné l'exécution provisoire du jugement sur le fondement de l'article 515 du code de procédure civile ; - condamné la société [1] aux entiers dépens de l'instance ; - débouté les parties de leurs demandes plus amples et contraires au présent dispositif. 5.
Le 17 février 2026, la société [1] a interjeté appel de la décision en toutes ses dispositions. 6.
Par acte de commissaire de justice en date du 16 mars 2026, la société [1] a saisi le premier président de la cour d'appel d'Aix-en-Provence aux fins de voir : - ordonner l'aménagement de 1'exécution provisoire du jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Marseille le 28 janvier 2026 sous le numéro RG F24/00667 ; - ordonner la consignation entre les mains d'un séquestre désigné par le Premier Président ou auprès de la Caisse des Dépôts à titre de garantie, des condamnations mises à la charge de la société [1] et revêtues de l'exécution provisoire aux termes du jugement rendu par le conseil de prud'hommes de Marseille le 28 janvier 2026, qui s'élèvent à un montant total de 95.198,8l euros nets, et ce, jusqu'i1 ce qu'i1 soit statué sur l'appel ; - dire que chaque partie conservera la charge des dépens qu'el1e a exposés. 7.
A l'audience du 13 avril 2026 devant le délégué du premier président, la société [1] a soutenu ses demandes. 8.
La demanderesse fait valoir que les condamnations prononcées ne revêtent aucun caractère alimentaire, l'emploi détenu par Mme [J] revêtant un caractère accessoire, celle-ci ayant par ailleurs un CDI à temps complet avec une autre société du groupe [3], la société [4].
Elle invoque en outre un risque avéré de non recouvrement au regard du montant des sommes en jeu, de la situation personnelle de Mme [J] et sa capacité de remboursement.
Elle précise avoir déjà dans l'attente consigné l'intégralité des sommes sur le compte Carpa de son conseil. 9.
Mots-clés droit social
Licenciement • Cause réelle et sérieuse • Préavis / indemnités de rupture • Résiliation judiciaire • Contrat de travail • Requalification • Salaire / rémunération • Primes / variable • Congés payés • Procédure prud'homale
Informations détaillées
- Juridiction
- Cour d'appel
- Chambre
- Chambre 1-11 référés
- Date
- 11/05/2026
- Numéro d'affaire
- 26/00172
- Solution
- Ordonnance de référé
Résumé source
1. Mme [K] [J] a été embauchée par la société [2] (devenue [1]) suivant contrat à durée indéterminée à temps partiel aménagé sur l'année le 18 février 2016 en qualité d'agent de sécurité confirmé. 2. Elle était par ailleurs liée par un contrat à durée indéterminée à temps complet avec une autre société du groupe [3], la société [4], en qualité d'agent de sécurité confirmé à compter du 1er mars 2014. 3. Mme [J] a saisi, par requête réceptionnée au greffe le 9 avril 2024, le conseil de prud'hommes de Marseille aux fins de requalification du contrat à temps partiel aménagé avec la société [1] en contrat à temps plein, de résiliation judiciaire du contrat de travail aux torts de la société produisant les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse et de condamnation de l'employeur à diverses sommes liées à l'exécution et à la rupture du contrat de travail. 4. Par jugement du 28…