Cour de cassation, Chambre sociale, 9 décembre 2015, 14-18.947
Cour de cassationLe salarié reproche en réalité à l'employeur des réorganisations successives qui risquaient de conduire à terme au transfert de l'ensemble des postes de directeur comptable des filiales du groupe en région parisienne et à une mobilité géographique qu'il ne voulait pas accepter. Sans attendre l'engagement d'une éventuelle procédure de licenciement pour motif économique, il a, suite au refus de l'employeur décidé de mettre en place une rupture conventionnelle, préféré prendre acte de la rupture de son contrat de travail, pour rejoindre, à partir du 16 août 2010, le poste de directeur comptable de la SAS Dodin Campenon Bernard à Toulouse, filiale du groupe Vinci. Il perçoit un salaire de 4 500 euros bruts sur 13 mois, soit 58 000 euros annuels bruts, ce qui représente une rémunération sensiblement identique à celle qu'il percevait au sein de la société SPIE Energie.