Cour de cassation, Chambre sociale, 23 février 1994, 92-42.456
Cour de cassationSur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt attaqué (Lyon, 17 avril 1992), que M. X..., salarié de la société Cofram, a été licencié le 16 octobre 1989 pour faute grave ; Attendu que la société reproche à l'arrêt de l'avoir condamnée à payer à son ancien salarié diverses sommes à titre d'indemnités de rupture et de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors, selon le moyen, d'une part, que la charge de la preuve de ce que les faits invoqués par un employeur pour licencier un salarié avaient déjà été sanctionnés précédemment et ne pouvaient justifier le licenciement ne pèse pas sur l'employeur ; que la société Cofram a invoqué dans sa lettre de licenciement le fait que M. X...