Cour de cassation, Chambre sociale, 28 février 1995, 91-43.854
Cour de cassationconsidérant que Mme X..., qui avait été appelée à remplacer son mari malade dans l'exécution de certaines tâches principales, pouvait prétendre à la fois à la rémunération de ces tâches et à la rémunération des tâches d'assistance, a violé les conventions collectives du 29 juin 1970 et 19 juin 1985 ; Mais attendu qu'ayant constaté, d'une part, qu'il était admis par les parties qu'à la suite de l'arrêt de travail de M. X..., Mme X... avait effectué des tâches supplémentaires en raison de l'absence de son conjoint, et, d'autre part, qu'il était établi qu'en l'absence de son mari, Mme X... avait bien effectué des tâches incombant normalement à ce dernier, la cour d'appel a estimé que Mme X... avait exercé cumulativement des fonctions de gardien principal et ses fonctions d'assistance, et justifiait ainsi sa demande de paiement ;