Cour de cassation, Chambre sociale, 10 octobre 1989, 87-42.654
Cour de cassationet Z..., a donné sa démission par lettre du 9 janvier 1987 ; que, prétendant s'être vu imposer cette démission par ses employeurs au motif de son refus de travailler jusqu'à trois heures du matin après avoir effectué sa journée normale de travail, il a saisi la formation de référé du conseil de prud'hommes d'une demande tendant au paiement de l'indemnité de préavis, de l'indemnité incidente de congés payés, de l'indemnité de licenciement, des indemnités de transport prévues par la convention collective de la métallurgie et d'une certaine somme au titre de l'article 700 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que, pour faire droit à l'intégralité de ces demandes, la formation de référé du conseil de prud'hommes a retenu, d'une part, qu'une démission forcée, entraînée par les manoeuvres et les pressions exercées par l'employeur, ne pouvait être tenue comme l'expression d'une volonté…