Cour de cassation, Chambre sociale, 12 décembre 2000, 98-46.287
Cour de cassationpar contrat emploi-solidarité d'une durée de 8 mois ; que le contrat a été rompu par l'employeur le 26 septembre 1996 pour abandon de poste ; Attendu que pour débouter la salariée de sa demande en dommages-intérêts, le conseil de prud'hommes énonce qu'il n'appartenait à la salariée, en aucune manière et sans autorisation de son employeur, de modifier les relations contractuelles résultant du contrat de travail ; Attendu qu'en statuant ainsi, sans expliquer en quoi consistait la faute commise par la salariée et sans s'expliquer sur les conclusions de la salariée qui donnait des explications sur son comportement, la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 18 novembre 1997, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Toulouse ;