Cour de cassation, Chambre sociale, 31 mai 1990, 87-45.535
Cour de cassation; que, le 7 septembre 1985, il a été procédé à la vérification des comptes ; qu'il est apparu que Mme Y... avait modifié certaines ventilations en portant 1 franc de plus pour le rayon crèmerie, 0,20 francs en moins sur le rayon fruits et légumes et 0,75 en moins sur le rayon consigne ; que, le jour même, elle a reconnu avoir ainsi "falsifié les chiffres d'affaires" de la société ; qu'elle a été licenciée pour faute grave le 14 novembre 1985 ; Attendu que la société reproche à l'arrêt d'avoir dit que le licenciement de la salariée ne reposait sur aucune cause réelle et sérieuse alors que, d'une part, le fait pour une caissière, eût-elle donné satisfaction pendant les quinze années d'ancienneté par elle acquises, de procéder à des rectifications comptables artificielles pour camoufler des erreurs de caisse est en soi cause d'un préjudice pour l'employeur et procède d'une intention…