Cour de cassation, Chambre sociale, 28 juin 1990, 88-43.811
Cour de cassationAttendu qu'il est encore reproché à l'arrêt d'avoir débouté le salarié de sa demande de dommages-intérêts pour rupture abusive du contrat de travail, alors que l'action du salarié visant à obtenir réparation non seulement du préjudice résultant du licenciement mais de celui, totalement distinct, découlant du comportement fautif de l'employeur ayant consisté à licencier brutalement pour faute grave et sans indemnité un salarié qui ne méritait pas une telle sanction, après l'avoir mis à pied, la cour d'appel ne pouvait avoir égard au seul fait que le licenciement avait eu une cause réelle et sérieuse pour décider qu'il n'y avait pas lieu de condamner l'employeur à des dommages-intérêts pour rupture abusive du contrat de travail ; Mais attendu que la cour d'appel a estimé que le comportement du salarié constituait une cause réelle et sérieuse de licenciement ; qu'elle a par là-même, exclu…