Cour de cassation, Chambre sociale, 5 juillet 1989, 85-45.170
Cour de cassationpar lettre du 16 avril 1985, l'employeur a notifié son licenciement avec un préavis d'un mois à la salariée qui a saisi le conseil de prud'hommes d'une demande de dommages-intérêts pour rupture abusive du contrat de travail ; Sur le premier moyen : Attendu qu'il est fait grief au jugement attaqué d'avoir fait droit à la demande de la salariée, alors, selon le pourvoi, que, dans des conclusions demeurées sans réponse, l'employeur avait invoqué la nullité de la procédure de conciliation, l'audience ayant été présidée par un conseiller ayant donné un avis écrit sur l'affaire qui lui était soumise ; qu'en omettant de se prononcer sur cette exception invoquée en limine litis par l'employeur, le conseil de prud'hommes a entaché son jugement d'un défaut de réponse à conclusions caractérisé en violation de l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ;