Cour de cassation, Chambre sociale, 17 janvier 1995, 91-43.437
Cour de cassationl'employeur reproche encore à la cour d'appel de l'avoir condamné au paiement de dommages-intérêts au salarié pour licenciement sans cause réelle et sérieuse alors que, à supposer que le contrat de travail liant les parties ait pu être qualifié de contrat à durée indéterminée, il appartenait au salarié de prouver que l'employeur avait pris l'initiative d'y mettre fin ; alors qu'il résultait, en tout cas, du contrat que le salarié avait été embauché pour un travail précis dont l'accomplissement justifiait le prétendu licenciement ; alors, enfin, que s'agissant d'un salarié dont l'ancienneté était inférieure à deux ans, la cour d'appel devait caractériser le préjudice subi ; qu'en statuant comme elle l'a fait la cour d'appel n'a pas donné de base légale à sa décision ;