Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 95-40.316

Arrêt du 9 octobre 1996Pourvoi n° 95-40.316

Publié au BulletinLicenciementCause réelle et sérieusePréavis / indemnités de rupture
Solution
Rejette la demande ou le recours
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Un reçu pour solde de tout compte signé avant la notification de la rupture du contrat de travail est dépourvu de tout effet libératoire.
  • Solution : Rejette la demande ou le recours.

Procédure

Chronologie du litige

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Document officiel

Texte intégral

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Sur le moyen unique :

Attendu que, selon l'arrêt attaqué (Metz, 19 octobre 1994), M. X... a été employé par la société Bata à compter du 4 août 1964 en qualité d'ajusteur, puis d'ouvrier d'expédition ; qu'il a été en arrêt de travail pour maladie à compter du 5 août 1987 ; qu'il lui a été attribué une pension d'invalidité deuxième groupe à compter du 1er septembre 1988 ; que, le 13 septembre 1988, l'employeur lui a adressé un reçu pour solde de tout compte qu'il a signé le 16 septembre 1988 ; que, prétendant qu'il avait été licencié sans cause réelle et sérieuse, il a saisi la juridiction prud'homale aux fins de paiement d'indemnité de rupture et de dommages-intérêts ; que l'employeur lui a opposé une exception d'irrecevabilité tirée de la signature du reçu pour solde de tout compte ;

Attendu que la société Bata fait grief à l'arrêt d'avoir rejeté l'exception d'irrecevabilité et de l'avoir condamnée à payer à M. X... une indemnité de licenciement et des dommages-intérêts, alors, selon le moyen, d'une part, que l'article L. 122-17 du Code du travail subordonne la validité du reçu pour solde de tout compte à sa propre régularité formelle et non à celle de la rupture ; alors que, d'autre part, il ne résulte d'aucune des constatations de l'arrêt, selon lesquelles l'envoi du reçu par l'employeur manifeste la rupture, que sa signature par le salarié ait été antérieure ;

Mais attendu qu'ayant constaté que le reçu pour solde de tout compte avait été signé avant la notification de la rupture du contrat, la cour d'appel a décidé à bon droit qu'un tel reçu était dépourvu de tout effet libératoire ; que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions et thèmes

Thèmes repérés dans le texte

Publié au BulletinRejetLicenciementCause réelle et sérieusePréavis / indemnités de ruptureContrat de travail

Identifiants documentaires

Identifiant source
6079b1829ba5988459c5263c

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