Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 87-40.433

Arrêt du 4 juillet 1990Pourvoi n° 87-40.433

Publié au BulletinLicenciementFaute gravePréavis / indemnités de rupture
Solution
Rejette la demande ou le recours
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Il n'est pas interdit qu'un contrat de travail prévoie une disposition plus favorable au salarié que celle de la loi en matière d'indemnité de licenciement ; la clause qui autorise le versement d'une indemnité de licenciement en cas de faute grave ne fait pas obstacle au droit de licenciement reconnu à l'employeur.
  • Solution : Rejette la demande ou le recours.

Procédure

Chronologie du litige

Jalons datés et vérifiables détectés dans la décision
  1. Licenciement faits
  2. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

8 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Riom, 24 novembre 1986), que Mme X... est entrée au service de la société Coopérative agricole de semences de Limagne Limagrain-Chappes, le 1er août 1966 et, après diverses promotions, a été nommée, le 2 août 1982, directeur général salarié ; que le 4 janvier 1984, le conseil d'administration a élu un nouveau président et décidé de retirer sa confiance à Mme X..., tandis que se tenait une réunion des chefs de bureau de l'entreprise, à laquelle elle participait ; qu'au cours de cette réunion, de violentes critiques ont été émises contre le nouveau président du conseil d'administration ;.

Sur le premier moyen du pourvoi principal : (sans intérêt) ;

Et sur le second moyen du même pourvoi :

Attendu qu'il est encore reproché à l'arrêt d'avoir condamné la société à payer à la salariée une somme à titre d'indemnité contractuelle de licenciement en vertu de l'article 9 du contrat du 2 août 1982 prévoyant le versement de cette indemnité en cas de licenciement et pour quelque cause que ce soit, alors, selon le pourvoi, qu'une indemnité conventionnelle de licenciement qui serait due même au cas de faute grave commise par le salarié - lequel se rendrait ainsi le maître de son propre congédiement - aurait pour effet de restreindre la liberté d'ordre public de licenciement reconnue à l'employeur ; que pour en avoir jugé autrement, l'arrêt a violé l'article L. 122-4 du Code du travail ; alors que, en tout état de cause, la renonciation à la liberté de licencier ne pouvant être présumée, et toute dérogation au droit commun de l'article L. 122-6 du Code du travail devant être expressément stipulée, l'arrêt ne pouvait induire de la formule " en cas de licenciement, pour quelque cause que ce soit ", une renonciation à se prévaloir de la faute grave, exclusive de toute indemnité, du salarié ; qu'il a ainsi violé l'article 1134 du Code civil ;

Mais attendu qu'il n'est pas interdit aux parties d'adopter une disposition plus favorable au salarié que celle de la loi en matière d'indemnité de licenciement ; que la clause qui autorise le versement d'une indemnité de licenciement en cas de faute grave ne fait pas obstacle au droit de licenciement reconnu à l'employeur ; que le pourvoi principal n'est pas fondé ;

Et sur les deux moyens réunis du pourvoi incident : (sans intérêt) ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi principal de la société Coopérative agricole de semences de Limagne Limagrain et le pourvoi incident de Mme X...

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions et thèmes

Thèmes repérés dans le texte

Publié au BulletinRejetLicenciementFaute gravePréavis / indemnités de ruptureContrat de travail

Identifiants documentaires

Identifiant source
6079b1559ba5988459c519d3

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