Cour de cassation, Chambre sociale, 15 novembre 1989, 86-43.728
Mots-clés droit social
Licenciement • Cause réelle et sérieuse • Préavis / indemnités de rupture • Contrat de travail • Salaire / rémunération • Frais professionnels • Congés payés • Heures supplémentaires • Procédure prud'homale
Synthèse
- Juridiction
- Cour de cassation
- Chambre
- Chambre sociale
- Date
- 15/11/1989
- Numéro d'affaire
- 86-43.728
Résumé
Après avoir relevé que le reçu pour solde de tout compte avait été signé par le salarié après qu'il ait saisi la juridiction prud'homale et que le reçu se référait à tous les chefs de la demande, la cour d'appel, interprétant la commune intention des parties, a retenu que la signature du reçu emportait renonciation du salarié à ses demandes.
Extrait
Sur le moyen unique : Attendu, selon l'arrêt infirmatif attaqué (Chambéry 12 juin 1986) que Mme X..., employée par l'Agence 365 en qualité de secrétaire, a été licenciée par lettre du 15 juin 1982 avec un préavis de deux mois expirant le 21 août suivant ; que 12 juillet 1982, elle a saisi le conseil de prud'hommes d'une demande tendant au paiement par son employeur de " diverses sommes à titre d'indemnité de licenciement sans cause réelle et sérieuse, d'indemnité de licenciement, d'indemnité compensatrice de congés payés et de rappel de salaires sur heures supplémentaires et augmentation " ; que le 21 août, lors de l'expiration de son contrat de travail, elle a signé un reçu pour solde de tout compte, de la somme de 15 026,90 francs ainsi rédigé : " en paiement des salaires, accessoires de salaires, remboursement de frais et de toutes les indemnités, quelle qu'en soit la nature, qui m'é…