Cour de cassation · Arrêt
Chambre sociale — pourvoi n° 07-41.343
Arrêt du 12 novembre 2008Pourvoi n° 07-41.343
- Solution
- Cassation
- Publication
- Non publié
- ECLI
- ECLI:FR:CCASS:2008:SO01899
Repère documentaire
Synthèse de la décision
- Faits: Selon l'arrêt attaqué, que M. X. a été engagé par la société Transports J et PH Lapègue en qualité de conducteur routier le 25 avril 1977; qu'il a saisi la juridiction prud'homale le 25 mai 2001 de demandes de rappel de salaire à titre d'heures travaillées non payées, d'heures supplémentaires et repos compensateurs, de jours fériés, de paiement d'indemnité pour travail dissimulé et de dommages-intérêts pour absence de contrat de travail écrit.
- Solution: CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a rejeté la demande de dommages-intérêts du salarié relative à l'absence de conclusion d'un contrat écrit, l'arrêt rendu le 15 janvier 2007, entre les parties, par la cour d'appel de Pau; remet, en conséquence, LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant: Attendu.
- Portée: Attendu que pour rejeter la demande de dommages-intérêts du salarié du fait de l'absence de conclusion d'un contrat écrit, l'arrêt retient que le salarié ne rapporte pas la preuve que son ex-employeur s'affranchissait des règles posées par la convention collective applicable notamment en ne rédigeant pas un contrat de travail conforme aux stipulations de l'accord collectif; que son inaction depuis son embauche déjà ancienne atteste du contraire.
Procédure
Chronologie du litige
- Saisine prud'homale prudhommes
- Arrêt de cassation Cour de cassation
Document officiel
Texte intégral
16 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :
Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X... a été engagé par la société Transports J et PH Lapègue en qualité de conducteur routier le 25 avril 1977 ; qu'il a saisi la juridiction prud'homale le 25 mai 2001 de demandes de rappel de salaire à titre d'heures travaillées non payées, d'heures supplémentaires et repos compensateurs, de jours fériés, de paiement d'indemnité pour travail dissimulé et de dommages-intérêts pour absence de contrat de travail écrit ;
Sur les quatre premiers moyens :
Attendu qu'il n'y a pas lieu de statuer sur ces moyens qui ne seraient pas de nature à permettre l'admission du pourvoi ;
Mais sur le cinquième moyen :
Vu l'article 1315 du code civil, ensemble l'article 11 de la convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires de transport ;
Attendu, d'abord, que selon le second de ces articles, chaque embauchage sera confirmé par une lettre ou un contrat d'embauchage avec référence à la convention collective dans lesquels seront signifiés le titre de l'intéressé, son emploi et les éléments du salaire afférents à sa qualification sur la base de la durée légale hebdomadaire de travail ;
Attendu, ensuite, que le salarié, dont aucun document n'est venu confirmer son embauchage définitif, contrairement aux stipulations de l'article 11 de la convention collective nationale des transports routiers et des activités auxiliaires de transport, subit nécessairement un préjudice qu'il appartient au juge de réparer ;
Attendu que pour rejeter la demande de dommages-intérêts du salarié du fait de l'absence de conclusion d'un contrat écrit, l'arrêt retient que le salarié ne rapporte pas la preuve que son ex-employeur s'affranchissait des règles posées par la convention collective applicable notamment en ne rédigeant pas un contrat de travail conforme aux stipulations de l'accord collectif ; que son inaction depuis son embauche déjà ancienne atteste du contraire ;
Qu'en statuant ainsi, alors qu'il appartenait à l'employeur de rapporter la preuve de l'existence du contrat écrit imposé par l'article 11 de la convention collective applicable, peu important la date à laquelle le salarié formulait sa demande, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu'il a rejeté la demande de dommages-intérêts du salarié relative à l'absence de conclusion d'un contrat écrit, l'arrêt rendu le 15 janvier 2007, entre les parties, par la cour d'appel de Pau ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Toulouse ;
Condamne la société Transports J et Ph Lapègue aux dépens ;
Vu l'article 700 du code de procédure civile, condamne la société Transports J et Ph Lapègue à payer à M. X... la somme de 2 500 euros ;
Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt partiellement cassé ;
Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du douze novembre deux mille huit.
Références
Éléments reliés à la décision
Articles, conventions, thèmes et source
Articles et conventions cités
- Aucune référence structurée détectée.
Thèmes déterminants
Identifiants et source
- ECLI
- ECLI:FR:CCASS:2008:SO01899
- Identifiant source
- 613726e9cd58014677429206
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Méthode et périmètre
Origine, traitement et correction
Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 613726e9cd58014677429206.
Dernière date de mise à jour fournie par la source : 12 novembre 2008.
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