Cour d'appel
Cour d'appel de Versailles, Chambre sociale 4-6, 7 mai 2026, 25/02532
Synthèse de la décision
Synthèse automatique extraite de la décision- Contexte: Le 19 décembre 2017, la CCAS a été destinataire d'une déclaration d'accident du travail au nom de M. [B] [W] pour des faits d'agression de la part d'un collègue survenue le 14 décembre 2017.
- Procédure: La CCAS a interjeté appel et par arrêt du 4 novembre 2022, la cour d'appel de Paris a confirmé le jugement en toutes ses dispositions.
- Solution: Infirme en toutes ses dispositions le jugement du tribunal judiciaire de Nanterre du 17 juillet 2025; Statuant à nouveau et y ajoutant; Annule la décision de la CCAS de la [1] du 8 septembre 2022 fixant au 23 mars 2019 la reprise du travail de M. [B] [W] en suite de son accident du travail du 14 décembre 2017.
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- Analyse: Par décision du 5 mars 2018, la Caisse de coordination aux assurances sociales de la [1] ( ci-après la CCAS de la [1]) a rejeté la qualification d'accident du travail au motif que l'accident déclaré trouvait son origine dans un différend d'ordre privé non justifié par la nécessité de son emploi qui serait une cause totalement étrangère à son travail.
- Montants: Condamne la CCAS de la [1] à payer à M. [B] [W] la somme de 15 092,20 euros au titre des périodes du 14 décembre 2017 au 30 octobre 2019, du 24 janvier 2020 au 27 avril 2020 et du 28 octobre 2020 au 15 mars 2021.
Conclusion : Annule la décision de la CCAS de la [1] du 8 septembre 2022 fixant au 23 mars 2019 la reprise du travail de M. [B] [W] en suite de son accident du travail du 14 décembre 2017.
Chronologie du litige
Dates détectées automatiquement- Accident du travail accident du travail du 14 décembre 2017
- Appel formé a interjeté appel et par arrêt du 4 novembre 2022
- Conclusions notifiées le médecin du travail de vérifier l'aptitude du salarié au poste' · Date ajustée depuis 23/03/2019 · dans ses écritures que ' l'expert a confirmé qu'une activité professionnelle adaptée était possible à compter du 23 mars 2019 à…
- Arrêt d'appel Cour d'appel de Versailles
Texte de la décision
bunal judiciaire de Nanterre e entre : Monsieur [B] [W] né le 23 décembre 1979 à [Localité 1] de nationalité française [Adresse 1] [Localité 2] représenté par Me Mehdi BOUZAIDA, avocat au barreau de PARIS, vestiaire: B376 APPELANT **************** CCAS DE LA RATP [Adresse 2] [Localité 3] représentée par Me Philippe MARION de la SELEURL AD LEGEM AVOCATS, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : E2181 substituée par Me Giovani VYDEELINGUM, avocat au barreau de PARIS, vestiaire : E2181 INTIMÉE **************** Composition de la cour : En application des dispositions de l'article 945-1 du code de procédure civile, l'affaire a été débattue le 17 février 2026, en audience publique, les parties ne s'y étant pas opposées, devant Madame Nathalie COURTOIS, Présidente chargée d'instruire l'affaire.
Ce magistrat a rendu compte des plaidoiries dans le délibéré de la cour, composée de : Madame Nathalie COURTOIS, Présidente, Monsieur Hervé HENRION, Conseiller, Madame Odile CRIQ, Conseillère, Greffier lors des débats : Madame Juliette DUPONT Greffier lors du prononcé de la décision: Madame Dorothée MARCINEK FAITS ET PROCÉDURE A compter du 26 avril 2004, M. [B] [W] a été embauché par la régie autonome des transports parisiens (ci-après la [1]) en qualité de machiniste receveur.
Le 19 décembre 2017, la CCAS a été destinataire d'une déclaration d'accident du travail au nom de M. [B] [W] pour des faits d'agression de la part d'un collègue survenue le 14 décembre 2017.
Les faits sont décrits comme tels: ' M.[M], machiniste receveur, m'a dit de venir à lui avec ses mains d'un air menaçant, ensuite il m'agresse verbalement et m'a insulté de ' grosse salope'.
Par la suite, il m'a donné un coup de poing à la gorge sur mon lieu de travail devant témoins'.
Selon le formulaire de déclaration renseigné par M. [B] [W], celui-ci expose que ' alors que l'équipe sortait de réunion de délégué du personnel, un de mes collègues, lui aussi machiniste receveur, m'a invectivé et m'a dit ' vient ici' j'ai répondu non, que ce n'était pas des manières de parler aux gens sur ce ton et de cette façon.
Il est alors venu à moi, commence à me parler d'une discutions que nous avons eu au sujet de syndicat.
De là, il me dit ' toi tu ne dis pas les choses en face, t'es une grande salope' alors j'ai répondu que c'était lui la grande salope suite à la réponse que je lui ai fait il m'a immédiatement porté un coup de poing au niveau de la gorge.
Ca m'a coupé la respiration et je suis parti en arrière sans chuter.
Là comme il y avait beaucoup de collègues, ils sont intervenus et l'ont empêcher de me porter d'autres coups'.
Le certificat médical initial établi le 14 décembre 2017 par le docteur [L] fait mention de 'névralgie cervico-brachiale gauche'.
Par décision du 5 mars 2018, la Caisse de coordination aux assurances sociales de la [1] ( ci-après la CCAS de la [1]) a rejeté la qualification d'accident du travail au motif que l'accident déclaré trouvait son origine dans un différend d'ordre privé non justifié par la nécessité de son emploi qui serait une cause totalement étrangère à son travail.
M. [B] [W] a contesté cette décision devant la commission de recours amiable puis le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bobigny qui, par jugement du 29 juillet 2019, a reconnu l'origine professionnelle de l'accident.
La CCAS a interjeté appel et par arrêt du 4 novembre 2022, la cour d'appel de Paris a confirmé le jugement en toutes ses dispositions.
Parallèlement à cette procédure et la Caisse ayant refusé de lui verser les indemnités journalières pour la période du 11 juin au 21 septembre 2018 suite à un contrôle médical à son domicile, M.[B] [W] a saisi le tribunal de grande instance de Bobigny qui, par jugement du 27 mai 2019, a condamné la CCAS à lui payer les indemnités journalières dues.
La CCAS a interjeté appel et par arrêt du 22 septembre 2023, la cour d'appel de Paris a confirmé le jugement.
Mots-clés droit social
Discipline / sanctions • Salaire / rémunération • Accident du travail / maladie professionnelle • Médecine du travail • CSE / représentants du personnel • Syndicat / organisation syndicale
Informations détaillées
- Juridiction
- Cour d'appel
- Chambre
- Chambre sociale 4-6
- Date
- 07/05/2026
- Numéro d'affaire
- 25/02532
Résumé source
A compter du 26 avril 2004, M. [B] [W] a été embauché par la régie autonome des transports parisiens (ci-après la [1]) en qualité de machiniste receveur. Le 19 décembre 2017, la CCAS a été destinataire d'une déclaration d'accident du travail au nom de M. [B] [W] pour des faits d'agression de la part d'un collègue survenue le 14 décembre 2017. Les faits sont décrits comme tels: ' M.[M], machiniste receveur, m'a dit de venir à lui avec ses mains d'un air menaçant, ensuite il m'agresse verbalement et m'a insulté de ' grosse salope'. Par la suite, il m'a donné un coup de poing à la gorge sur mon lieu de travail devant témoins'. Selon le formulaire de déclaration renseigné par M. [B] [W], celui-ci expose que ' alors que l'équipe sortait de réunion de délégué du personnel, un de mes collègues, lui aussi machiniste receveur, m'a invectivé et m'a dit ' vient ici' j'ai répondu non, que ce…