Cour de cassation, Chambre sociale, 23 mai 2013, 12-12.134
Cour de cassationil résulte de ces attestations concordantes que les salariés doivent rester dans l'établissement et conserver leur téléphone bipper pendant les pauses, qu'ils peuvent être ainsi appelés à tout moment par un malade ce qui a pour effet d'écourter la pause et qu'ils peuvent récupérer ensuite leur temps de pause, la direction n'opérant aucun contrôle, les salariés témoignent que la pause peut être décalée dans le temps mais est respectée; aucun salarié ne témoigne du contraire. L'entreprise est un centre de soins de suite et de réadaptation et non un centre hospitalier traitant des urgences médicales; le médecin de l'établissement a témoigné qu'il n'y a normalement pas d'urgence. Dans ces conditions, le personnel bénéficiait de ses pauses qui ne sont pas du temps de travail effectif.