Cour de cassation, Chambre sociale, 1 juin 1994, 92-42.994
Cour de cassation; qu'estimant que son licenciement était abusif, il a saisi la juridiction prud'homale d'une demande en paiement des indemnités consécutive à la rupture de son contrat de travail ; Sur le premier moyen : Attendu que la société Centre cardio-vasculaire Valmante fait grief à l'arrêt attaqué (Aix-en-Provence, 19 mai 1992) de l'avoir condamnée au paiement d'indemnités de préavis, de licenciement et pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors, selon le moyen, que le juge est tenu d'apprécier le caractère réel et sérieux du motif du licenciement au regard de chacun des motifs invoqués ; qu'il était reproché à M. Y... d'avoir profité de sa position hiérarchique pour utiliser les services d'un de ses subordonnés à des fins personnelles ; que le salarié concerné, M. X..., confirmait dans une attestation versée aux débats, s'être vu proposer par M. Y...