Cour de cassation, Chambre sociale, 8 octobre 1992, 89-44.547
Cour de cassationsans cause réelle et sérieuse ; Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt de l'avoir condamné à payer au salarié des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors, selon le moyen, que d'une part, les relations difficiles entre M. Y... et le personnel, confirmées par de nombreuses attestations, constituaient un motif sérieux de modification du contrat de travail ; que, faute d'avoir répondu aux conclusions de la société sur ce point, la cour d'appel a violé l'article 455 du nouveau Code de procédure civile ; alors que, d'autre part, la cour d'appel n'a pas recherché, comme il lui était demandé, si le nouveau président-directeur général de la société n'était pas en droit de reprendre les fonctions de direction, précédemment abandonnées par son prédécesseur à M. Y...