Cour de cassation, Chambre sociale, 5 novembre 1991, 90-42.627
Cour de cassationpar lettre du 11 octobre 1988 ; Attendu que l'employeur fait grief au jugement d'avoir dit que le licenciement du salarié ne procédait pas d'une cause réelle et sérieuse, alors que, d'une part, le conseil de prud'hommes s'est borné à énoncer qu'il ressortait des pièces versées au dossier que les motifs évoqués dans la lettre de licenciement ne pouvaient être retenus comme réels et sérieux, alors que, d'autre part, le conseil de prud'hommes n'a pas répondu aux conclusions de la société faisant état de 6 attestations selon lesquelles le salarié avait agressé un client et injurié l'employeur, alors qu'enfin, le juge du fond a renversé la charge de la preuve en condamnant l'employeur à payer au salarié une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, au motif que "c'est à l'employeur de rapporter la preuve" ;