Cour de cassation, Chambre sociale, 28 juin 1994, 90-44.083
Cour de cassationVu les articles 1134 et 1315 du Code civil ; Attendu que, pour condamner la société à payer à Mme X... une somme à titre de prime de treizième mois, la cour d'appel a énoncé que l'absence de l'intéressée en décembre 1988 n'était due ni à sa démission, ni à un licenciement justifié ; Attendu cependant que le droit au paiement prorata temporis d'une somme dite "prime de treizième mois" à un membre du personnel ayant quitté l'entreprise, quelqu'en soit le motif, avant la date de son versement, ne peut résulter que d'une convention ou d'un usage dont il appartient au salarié de rapporter la preuve ; Attendu qu'en se déterminant par des motifs desquels il ne résulte pas l'existence d'un usage dans l'entreprise du versement de la prime prorata temporis, la cour d'appel n'a pas légalement justifié sa décision ;