Cour de cassation, Chambre sociale, 19 mai 1999, 97-40.382
Cour de cassationl'employeur est confronté ; qu'ainsi, en se bornant à énoncer que les salaires de M. Y... des mois de janvier à mars 1994 ne lui ont été payés que fin avril 1994 par le représentant des créanciers, pour en déduire que le salarié pouvait, à bon droit, prendre acte de la rupture du contrat de travail, imputable à l'employeur, dès le 8 avril 1994, sans rechercher - comme elle y était invitée par les conclusions d'appel - si le retard de paiement n'était pas dû, exclusivement, aux difficultés économiques auxquelles la société Gara était confrontée, lesquelles ont pu être partiellement et progressivement surmontées à compter du 8 avril 1994, date à laquelle la poursuite de l'exploitation a été accordée par le tribunal de commerce de Grenoble, confirmée