Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 85-40.413

Arrêt du 21 octobre 1987Pourvoi n° 85-40.413

Publié au BulletinLicenciementFaute gravePréavis / indemnités de rupture
Solution
Casse et annule la décision attaquée
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Les violences physiques exercées par un salarié au temps et au lieu du travail sur un autre salarié de l'entreprise présentent le caractère d'une faute grave privative des indemnités de rupture, peu important le caractère unique des faits, l'ancienneté du salarié, ses qualités professionnelles et l'absence de tout reproche antérieur.
  • Solution : Casse et annule la décision attaquée.
  • Mesure procédurale : Renvoi.

Procédure

Chronologie du litige

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Document officiel

Texte intégral

6 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Sur le moyen unique :

Vu les articles L. 122-6 et L. 112-9 du Code du travail ;

Attendu que pour condamner la société commerciale automobile " Bourgogne-Automobile " à payer à M. X..., à son service en qualité de chef des ventes du 2 novembre 1972 au 15 février 1982, date de son licenciement, une indemnité compensatrice de préavis et une indemnité conventionnelle de licenciement, l'arrêt attaqué, après avoir relevé que M. X... ne contestait pas qu'il s'était livré, dans les locaux de la société, à des actes de violence sur une standardiste de l'entreprise, et que ces faits avaient été sanctionnés par une condamnation pénale, a décidé que ces agissements ne pouvaient être qualifiés de faute grave en raison de leur caractère unique, de l'ancienneté du salarié, de ses qualités professionnelles et de l'absence de tout reproche antérieur ;

Qu'en statuant ainsi, alors que les violences physiques exercées par M. X... au temps et au lieu du travail présentaient le caractère d'une faute grave privative des indemnités de rupture, la cour d'appel n'a pas tiré de ses constatations les conséquences légales qui en découlaient ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE l'arrêt rendu le 28 novembre 1984, entre les parties, par la cour d'appel de Dijon ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Besançon

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions et thèmes

Thèmes déterminants

Publié au BulletinCassationLicenciementFaute gravePréavis / indemnités de ruptureContrat de travail

Identifiants documentaires

Identifiant source
6079b1149ba5988459c511cc

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