Cour de cassation, Chambre sociale, 12 juillet 2005, 03-41.536
Mots-clés droit social
Licenciement • Cause réelle et sérieuse • Faute grave • Préavis / indemnités de rupture • Contrat de travail
Synthèse
- Juridiction
- Cour de cassation
- Chambre
- Chambre sociale
- Date
- 12/07/2005
- Numéro d'affaire
- 03-41.536
Résumé
La faute grave est celle qui, par son importance, rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise pendant la durée du préavis. Par suite, encourt la cassation l'arrêt qui retient que la qualification de faute grave doit être retenue, alors qu'il résultait de ses constatations que l'employeur avait accepté que le contrat de travail se poursuive pendant la durée du préavis.
Extrait
LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le premier moyen pris en sa première branche : : Vu les articles L. 122-6, L. 122-8 et L. 122-9 du Code du travail ; Attendu que M. X..., engagé le 2 novembre 1977 par la société AC Plus en qualité d'agent de TVA, est devenu conseiller en informatisation et gestion, chargé du suivi comptable de dossier d'adhérents à l'Union de gestion et de conseil de l'agriculture ; qu'il a été licencié pour faute grave le 3 août 1990 ; Attendu que pour juger le licenciement fondé sur une faute grave, la cour d'appel a énoncé, par motifs propres et adoptés, que la qualification de faute grave doit être retenue, quand bien même la société AC Plus a accepté, pour des raisons humanitaires, de laisser M. Y... effectuer son préavis dès lors qu'il résulte de la lettre de licenciement que l'employeur a précisé qu'il n'entendait pas renoncer…