Cour d'appel de Versailles, 17e chambre, 14 septembre 2022, 20/00679
Cour d'appelSur la prise d'acte de la rupture : Lorsqu'un salarié prend acte de la rupture de son contrat de travail en raison de faits qu'il reproche à son employeur, cette rupture produit les effets, soit d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse si les faits invoqués étaient d'une gravité suffisante pour empêcher la poursuite du contrat de travail, soit, dans le cas contraire, d'une démission'; que la charge de la preuve des faits qu'il allègue à l'encontre de l'employeur à l'appui de sa prise d'acte pèse sur le salarié. L'employeur reproche au premier juge de ne pas avoir pris en considération la rapidité avec laquelle il a toujours réagi aux demandes du salarié. Il souligne que dès qu'il a eu connaissance des résultats de l'enquête du CHSCT mettant en évidence l'existence d'un harcèlement sexuel, il a rompu la période d'essai de M. [Y]. Il conteste l'existence d'un harcèlement moral.