Cour de cassation, Chambre sociale, 16 mars 1994, 92-42.655
Cour de cassationla salariée fait grief à l'arrêt de l'avoir déboutée de sa demande en paiement d'indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, alors, selon le moyen, d'une part, que son refus d'effectuer les permanences à Caen ne constitue pas la véritable cause de son licenciement ; qu'en réalité, l'employeur avait la volonté de supprimer le poste d'assistante sociale ; qu'en effet elle n'a pas été remplacée après son licenciement ; alors, d'autre part, que le motif allégué ne peut être qualifié de sérieux, compte tenu de l'inutilité des permanences de Caen et de l'importance des tâches que la salariée remplissait dans la région parisienne ; alors, encore, que le refus d'exécuter lesdites permanences non justifiées par l'intérêt de l'entreprise ne peut constituer un acte d'insubordination ou, à tout le moins, un motif suffisamment sérieux ;