Cour de cassation, Chambre sociale, 27 février 1992, 90-45.965
Cour de cassationAttendu que, selon le jugement attaqué (conseil de prud'hommes d'Arras, 16 octobre 1990), M. X..., embauché le 1er octobre 1989 par la société Garage Méral et fils en qualité de mécanicien, a été licencié le 5 janvier 1990 ; Attendu que l'employeur fait grief au jugement de l'avoir condamné à payer au salarié des indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, de préavis et de congés payés sur préavis, alors, en premier lieu, que le dernier manquement professionnel commis par le salarié permet aux juges du fond de retenir l'ensemble des précédents, même s'ils ont été sanctionnés en leur temps, pour apprécier la gravité des faits reprochés à ce salarié ; qu'en s'abstenant de rechercher si le dernier manquement reproché à M. Gérard X...