Cour de cassation, Chambre sociale, 20 juin 1995, 92-40.123
Cour de cassationl'employeur ne pouvait que prendre acte de la volonté explicite de démissionner de Mlle X..., exprimée de manière réfléchie et définitive, dans une lettre dépourvue de toute équivoque, et qu'il appartenait à l'intéressée de démontrer l'existence d'un vice du consentement, spécialement de la contrainte ; qu'en statuant comme elle l'a fait, alors que cette preuve n'était pas rapportée, la cour d'appel a entaché sa décision d'une violation de la loi ; et alors, d'autre part, que les juges du fond auraient dénaturé l'attestation rédigée par Mme Y... en énonçant que cette dernière affirmait avoir vu, depuis le bureau voisin où elle se tenait, deux membres de la direction forcer Mlle X... à démissionner, sans qu'elle en ait l'intention, alors qu'il était impossible que cette personne ait pu voir une scène sans être présente ;