Cour de cassation, Chambre sociale, 29 octobre 2003, 01-45.482
Cour de cassationAttendu que pour condamner l'employeur au paiement d'une indemnité pour inobservation de la procédure de licenciement et pour débouter la salariée de ses autres demandes afférentes à la rupture de son contrat de travail, l'arrêt attaqué, après avoir examiné le bien-fondé de chacun des motifs énoncés dans la lettre de licenciement, a estimé que ceux-ci étaient justifiés et que le licenciement procédait, en conséquence, d'une cause réelle et sérieuse ; Attendu, cependant, que la cour d'appel a constaté qu'il était établi que le 31 août 1999, avaient été signés concomitamment : la convocation à l'entretien préalable datée du 23 août 1999, la lettre de licenciement datée du 30 août 1999, la transaction exactement datée du 31 août 1999, ce qui implique que la falsification de la lettre de licenciement quant à sa date, à sa remise au salarié à cette date et à la référence à l'entretien…