Cour de cassation, Chambre sociale, 10 avril 1991, 90-45.489
Cour de cassationdans l'attente d'une décision sur un licenciement à venir ne peut s'analyser que comme une mesure de mise à pied qui ne peut être prise qu'à la suite d'une faute jugée particulièrement grave ; qu'en l'espèce, non seulement la cour d'appel considère-t-elle que l'intervention de M. C..., quelles qu'en soient les circonstances, ne saurait constituer une faute grave à sa charge, mais précise également qu'elle ne saurait constituer une cause réelle et sérieuse de licenciement ; que, ce faisant, la cour d'appel s'est ainsi contredite ; Mais attendu que Mme C... n'ayant pas soutenu qu'elle avait été privée de rémunération pour la période pendant laquelle elle avait été invitée à ne pas se présenter à son travail, c'est sans se contredire que la cour d'appel, après avoir retenu que les faits reprochés à Mme C...