Cour de cassation, Chambre sociale, 19 décembre 1991, 89-40.548
Cour de cassationl'employeur leur répondait par lettres du 13 avril 1987 que, tenu d'appliquer l'article 11 précité, il était dans l'obligation de prononcer la rupture de leur contrat de travail à la date du 25 mars 1987 pour M. X... et à celle du 3 avril 1987 pour M. Y... ; que les intéressés ont alors saisi la juridiction prud'homale pour obtenir, à défaut de leur réintégration, la condamnation de la société ORAS à leur payer diverses sommes à la suite de la rupture abusive de leur contrat de travail ; Attendu que la société ORAS fait grief à l'arrêt de l'avoir condamnée à payer à MM. Y... et X... des dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse au motif que la mutation qui leur avait été proposée n'était pas fondée, alors, selon le pourvoi,