Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juillet 1998, 96-42.546
Cour de cassationpar lettre du 11 septembre 1991 ; Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt attaqué (Paris, 14 mars 1996) d'avoir dit que le licenciement était abusif et de l'avoir condamné à payer au salarié la somme de 1 500 000 francs à titre de dommages-intérêts, alors, selon le moyen, d'une part, qu'il résulte des énonciations mêmes de l'arrêt attaqué que les sociétés appelantes contestaient le caractère brutal du licenciement et "prétendaient que le licenciement procède d'une cause réellel et sérieuse"; qu'il s'ensuit qu'en affirmant que "le jugement n'est pas remis en cause en son principe, les parties s'opposant sur la réalité et l'importance du préjudice", la cour d'appel a dénaturé les écritures de celle-ci et, dès lors, violé l'article 1134 du Code civil;