Cour de cassation · Arrêt

Première chambre civile — pourvoi n° 88-45.426

Arrêt du 29 mai 1990Pourvoi n° 88-45.426

Non publiéLicenciementCause réelle et sérieusePréavis / indemnités de rupture
Solution
Rejette la demande ou le recours
Publication
Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Solution : Rejette la demande ou le recours.

Procédure

Chronologie du litige

Jalons datés et vérifiables détectés dans la décision
  1. Licenciement faits
  2. Jugement prud'homal Conseil de prud'hommes d'Et Qu'En Fait
  3. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

13 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

LA COUR DE CASSATION, PREMIERE CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par M. Diego X..., demeurant à Arcueil (Val-de-Marne), ...,

en cassation d'un arrêt rendu le 7 octobre 1988 par la cour d'appel de Paris (22e chambre, section B), au profit de :

1°/ l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique, dont le siège est à Paris (8e), ...,

2°/ The american embassy employees educational commissary and welfare association, dont le siège est à Paris (8e), ...,

3°/ M. le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris, domicilié à Paris (1er), ...,

défendeurs à la cassation ; Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, les deux moyens de cassation annexés au présent arrêt ; LA COUR, en l'audience publique du 3 avril 1990, où étaient présents :

M. Camille Bernard, conseiller doyen faisant fonction de président et rapporteur, MM. Y..., A..., Bernard de Saint-Affrique, Thierry, Averseng, Lemontey, Gélineau-Larrivet, conseillers, M. Savatier, conseiller référendaire, M. Dontenwille, avocat général, Mlle Ydrac, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller doyen Camille Bernard, les observations de Me Capron, avocat de M. X..., les conclusions de M. Dontenwille, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le premier moyen :

Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué (Paris, 7 octobre 1988), que M. X..., engagé le 1er mai 1981 en qualité d'huissier-visagiste-agent de sécurité pour exercer ses fonctions au siège de l'ambassade des Etats-Unis à Paris, a été licencié le 4 avril 1986 ; Attendu que M. X... fait grief à l'arrêt d'avoir déclaré recevable l'appel interjeté par le procureur de la République à l'encontre du jugement rendu à son profit par le conseil de prud'hommes de Paris, alors, selon le moyen, d'une part, que seules les parties qui ont figuré dans l'instance ayant donné lieu au jugement entrepris, sont recevables à interjeter appel ; que sont parties à l'instance prud'homale celles qui ont comparu devant le bureau de jugement ; qu'il ressort de la sentence entreprise que le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris a comparu à deux audiences de conciliation, mais n'est pas intervenu devant le bureau de jugement ;

qu'en déclarant, dans de telles conditions, recevable l'appel interjeté par ce magistrat, la cour d'appel a violé l'article 547 du nouveau Code de procédure civile, et alors, d'autre part, qu'elle n'a pas répondu aux conclusions par lesquelles M. Daniel Z... faisait valoir que le

ministère public n'est pas partie aux jugements rendus par le conseil de prud'hommes et qu'en fait, s'il est intervenu devant le bureau de conciliation, tant à la première audience qu'à la seconde, il n'est pas intervenu devant le bureau de jugement à l'audience du 27 janvier 1987 ; Mais attendu qu'en application de l'article 423 du nouveau Code de procédure civile, le ministère public est recevable à interjeter appel d'un jugement dont les dispositions portent atteinte à l'ordre public, même s'il n'a pas été partie à ce jugement ; d'où il suit que le moyen non fondé en sa première branche, est en sa seconde inopérant ; Et sur le second moyen :

Attendu que M. X... fait également grief à l'arrêt d'avoir déclaré irrecevable son action en paiement d'une indemnité de licenciement et d'une indemnité pour licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse, alors, selon le moyen, que les Etats étrangers et les organismes agissant par leur ordre ou pour leur compte ne bénéficient de l'immunité de juridiction qu'autant que l'acte qui donne lieu au litige constitue un acte de puissance publique, ou a été accompli dans l'intérêt d'un service public ; que le contrat de travail de l'espèce, qui a pour objet une prestation de surveillance et de sécurité comme nombre d'entreprises de droit privé ou de particuliers peuvent en confier à des salariés, ne contient aucune clause exorbitante du droit commun et ne constitue pas un acte de la puissance publique américaine ; que, s'il a été conclu par les Etats-Unis d'Amérique dans l'exécution d'une mission de service public, laquelle comporte la sécurité de ses personnels et de ses bâtiments diplomatiques, il ne l'a pas été, en revanche, dans l'intérêt de cette mission de service public ; que, n'emportant à aucun point de vue manifestation de la souveraineté des Etats-Unis d'Amérique, il ne peut donner lieu à l'immunité de juridiction ; qu'en décidant le contraire, la cour d'appel a violé les articles 14 du Code civil et 31 de la convention de Vienne du 18 avril 1961 ; Mais attendu que la cour d'appel a retenu que M. X... a été engagé puis licencié par l'ambassadeur des Etats-Unis d'Amérique à Paris ; qu'il résulte de l'article 31, point 1, de la convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques, que cet ambassadeur bénéficie de l'immunité de juridiction civile ; qu'ainsi, l'arrêt attaqué se trouve légalement justifié et que le moyen ne peut être accueilli ; PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Articles et conventions cités

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Thèmes déterminants

Non publiéRejetLicenciementCause réelle et sérieusePréavis / indemnités de ruptureContrat de travailProcédure prud'homale

Identifiants et source

Identifiant source
61372137cd580146773f1f5e

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 61372137cd580146773f1f5e.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 29 mai 1990.

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Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.