Cour de cassation
Cour de cassation, Première chambre civile, 18 mars 2026, 24-19.586
Synthèse de la décision
Synthèse automatique extraite de la décision- Contexte: Selon l'arrêt attaqué (Paris, 4 juin 2024), après avoir été informé de la suppression de son poste au sein de la société qui l'employait (l'employeur), M. [T] a pris conseil auprès de M. de la Servette, avocat (l'avocat), par message électronique du 22 février 2015.
- Solution: Rejet.
- Réponse: Par une interprétation souveraine du message du 22 février 2015 et de la convention d'honoraires, la cour d'appel a, d'abord, retenu que l'avocat avait été consulté sur l'opportunité de contester la rupture du contrat de travail, au regard notamment du montant prévisible de l'indemnité de licenciement, ou d'accepter le congé de reclassement proposé, le salarié ayant un projet de reconversion professionnelle.
Lire la synthèse complète
Conclusion : En application de l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande formée par M. [T] et le condamne à payer à M. [D] la somme de 3 000 euros.
Chronologie du litige
Dates détectées automatiquement- Licenciement Par lettre du 2 juin 2015, il a, suivant l'avis écrit de l'avocat, indiqué à l'employeur qu'il contestait son licenci
- Arrêt d'appel Cour d'appel de Paris
- Arrêt de cassation Cour de cassation
Texte de la décision
CIV. 1 IJ COUR DE CASSATION ______________________ Arrêt du 18 mars 2026 Rejet Mme CHAMPALAUNE, présidente Arrêt n° 189 F-D Pourvoi n° K 24-19.586 R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E _________________________ _________________________ ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, PREMIÈRE CHAMBRE CIVILE, DU 18 MARS 2026 M. [U] [T], domicilié [Adresse 1], a formé le pourvoi n° K 24-19.586 contre l'arrêt rendu le 4 juin 2024 par la cour d'appel de Paris (pôle 4, chambre 13), dans le litige l'opposant à M. [L] [D], domicilié [Adresse 2], défendeur à la cassation.
Le demandeur invoque, à l'appui de son pourvoi, un moyen unique de cassation.
Le dossier a été communiqué au procureur général.
Sur le rapport de M.
Jessel, conseiller, les observations de la SARL Cabinet Rousseau et Tapie, avocat de M. [T], de la SARL Boré, Salve de Bruneton et Mégret, avocat de M. [D], et l'avis de M.
Chaumont, avocat général, après débats en l'audience publique du 27 janvier 2026 où étaient présents Mme Champalaune, présidente, M.
Jessel, conseiller rapporteur, Mme Duval-Arnould, conseillère doyenne, et Mme Ben Belkacem, greffière de chambre, la première chambre civile de la Cour de cassation, composée de la présidente et des conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.
Faits et procédure 1.
Selon l'arrêt attaqué (Paris, 4 juin 2024), après avoir été informé de la suppression de son poste au sein de la société qui l'employait (l'employeur), M. [T] a pris conseil auprès de M. de la Servette, avocat (l'avocat), par message électronique du 22 février 2015. 2.
Par lettre du 28 mai 2015, M. [T] a été licencié pour motif économique avec dispense de préavis et proposition d'un congé de reclassement. 3.
Par lettre du 2 juin 2015, il a, suivant l'avis écrit de l'avocat, indiqué à l'employeur qu'il contestait son licenciement et refusait le congé de reclassement qui lui était proposé. 4.
Le 25 avril 2016, une convention d'honoraires a été conclue, l'avocat étant chargé d'une mission d'assistance et de négociation d'une transaction avec l'employeur.
Un accord a été conclu, M. [T] renonçant à contester la régularité de son licenciement en contrepartie du versement d'une indemnité de 100 000 euros. 5.
Le 10 décembre 2018, Pôle emploi a informé M. [T] qu'il cesserait d'être indemnisé en qualité de demandeur d'emploi à compter du 9 janvier 2019, soit à l'âge de 61 ans et 8 mois, au motif qu'il ne remplissait pas les conditions requises pour bénéficier d'une poursuite de ses droits. 6.
Le 13 décembre 2019, M. [T] a assigné l'avocat en responsabilité et indemnisation au titre d'un manquement à son obligation de conseil sur les conditions d'un maintien de sa prise en charge par Pôle emploi jusqu'à l'obtention d'une retraite à taux plein.
Examen du moyen Énoncé du moyen 7.
Mots-clés droit social
Licenciement • Licenciement économique / PSE • Préavis / indemnités de rupture • Contrat de travail • Inaptitude / reclassement
Informations détaillées
- Juridiction
- Cour de cassation
- Chambre
- Première chambre civile
- Date
- 18/03/2026
- Numéro d'affaire
- 24-19.586
- Solution
- Rejet
- Identifiant européen
- ECLI:FR:CCASS:2026:C100189
Résumé source
1. Selon l'arrêt attaqué (Paris, 4 juin 2024), après avoir été informé de la suppression de son poste au sein de la société qui l'employait (l'employeur), M. [T] a pris conseil auprès de M. de la Servette, avocat (l'avocat), par message électronique du 22 février 2015. 2. Par lettre du 28 mai 2015, M. [T] a été licencié pour motif économique avec dispense de préavis et proposition d'un congé de reclassement. 3. Par lettre du 2 juin 2015, il a, suivant l'avis écrit de l'avocat, indiqué à l'employeur qu'il contestait son licenciement et refusait le congé de reclassement qui lui était proposé. 4. Le 25 avril 2016, une convention d'honoraires a été conclue, l'avocat étant chargé d'une mission d'assistance et de négociation d'une transaction avec l'employeur. Un accord a été conclu, M. [T] renonçant à contester la régularité de son licenciement en contrepartie du versement d'une indemnité…