Cour de cassation, Chambre sociale, 8 janvier 1987, 84-40.537
Mots-clés droit social
Contrat de travail • Salaire / rémunération • Primes / variable • Discrimination • Accident du travail / maladie professionnelle • Grève • Procédure prud'homale
Synthèse
- Juridiction
- Cour de cassation
- Chambre
- Chambre sociale
- Date
- 08/01/1987
- Numéro d'affaire
- 84-40.537
Résumé
En l'état d'un protocole instaurant dans l'entreprise une prime de présence mensuelle pour chaque salarié n'ayant pas eu plus de quatre heures d'absence, et selon lequel toutes les absences quelle qu'en soit la cause sont prises en compte pour l'attribution de cette prime, à la seule exception de celles qui étaient consécutives à un accident du travail ou à une maladie professionnelle, la suppression de cette prime aux grévistes ne saurait constituer une mesure discriminatoire à leur détriment.
Extrait
Sur le moyen unique : Vu les articles 1134 du Code civil et L. 521-1 du Code du travail ; Attendu qu'à la suite d'un mouvement de grève ayant affecté son établissement de Saint-Clair-de-la-Tour du 6 au 21 juin 1982 la société Dickson Constant a supprimé aux salariés grévistes la prime de présence mensuelle, instaurée dans l'entreprise pour chaque salarié n'ayant pas eu plus de quatre heures d'absence par un protocole selon lequel seules les absences consécutives à un accident du travail ou à une maladie professionnelle n'entraînaient pas la suppression de la prime ; Attendu que le jugement attaqué a fait droit aux demandes de M. X... Fredi et 30 autres salariés grévistes tendant à ce que leurs absences pour grève ne soient pas prises en considération pour le calcul de la prime de présence aux motifs que les absences résultant de la grève doivent être assimilées à des absences autorisées…