Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 91-42.525

Arrêt du 31 janvier 1995Pourvoi n° 91-42.525

Non publiéLicenciementAccord collectif / convention collective
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Rejet
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Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Faits: Selon l'arrêt attaqué (Paris, 19 mars 1991), MM. B., X., Y. et A. ont été employés en qualité de VRP par la société Presse professionnelle parisienne, laquelle a été mise en liquidation judiciaire le 24 août 1988; qu'ayant été licenciés le 30 novembre 1988, les salariés ont sollicité le bénéfice de l'indemnité spéciale de rupture, fixée par l'article 14 de l'accord national interprofessionnel des VRP; que, prétendant qu'ils n'avaient pas reçu la totalité des sommes auxquelles ils avaient droit, ils ont saisi la juridiction prud'homale.
  • Solution: Rejet.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Licenciement faits
  2. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

19 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par :

1 ) M. Paul B..., demeurant ... à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine),

2 ) M. Pascal X..., demeurant ...,

3 ) M. Elie Y..., demeurant ... (19e),

4 ) M. Louis A..., demeurant ... (5e), en cassation d'un arrêt rendu le 19 mars 1991 par la cour d'appel de Paris (18e Chambre, Section E), au profit :

1 ) de M. Patrice Z..., pris ès qualités de mandataire-liquidateur de la société Presse professionnelle parisienne (PPN), demeurant ... (6e),

2 ) du Groupement des assurances de la région parisienne (GARP), dont le siège est ... à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), défendeurs à la cassation ;

LA COUR, composée selon l'article L. 131-6, alinéa 2, du Code de l'organisation judiciaire, en l'audience publique du 6 décembre 1994, où étaient présents : M. Waquet, conseiller le plus ancien faisant fonctions de président, M. Monboisse, conseiller rapporteur, M. Merlin, conseiller, Mlle Sant, MM. Frouin, Boinot, conseillers référendaires, M. de Caigny, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ;

Sur le rapport de M. le conseiller Monboisse, les observations de Me Roger, avocat de MM. B..., X..., Y... et A..., les conclusions de M. de Caigny, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ;

Sur le moyen unique :

Attendu que, selon l'arrêt attaqué (Paris, 19 mars 1991), MM. B..., X..., Y... et A... ont été employés en qualité de VRP par la société Presse professionnelle parisienne, laquelle a été mise en liquidation judiciaire le 24 août 1988 ; qu'ayant été licenciés le 30 novembre 1988, les salariés ont sollicité le bénéfice de l'indemnité spéciale de rupture, fixée par l'article 14 de l'accord national interprofessionnel des VRP ; que, prétendant qu'ils n'avaient pas reçu la totalité des sommes auxquelles ils avaient droit, ils ont saisi la juridiction prud'homale ;

Attendu que les salariés font grief à l'arrêt de les avoir déboutés de leur demande tendant à obtenir le paiement d'un complément d'indemnité conventionnelle de rupture, alors, selon le moyen, que la seule référence, par la convention collective applicable pour la détermination du montant de l'indemnité, à des années entières de présence n'implique pas que seules soient prises en compte des années entières de service ; qu'à défaut, il doit être tenu compte de la totalité de l'ancienneté pour le calcul de l'indemnité conventionnelle de licenciement ; qu'en décidant le contraire, la cour d'appel qui, par ailleurs, relève que la convention prenait en compte les années comprises entre zéro et trois ans d'ancienneté, incluant la première année, complète ou incomplète, a privé sa décision de base légale au regard de l'article 1134 du Code civil et L. 212-4-2 du Code du travail ;

Mais attendu qu'ayant exactement relevé que, pour la détermination de l'indemnité conventionnelle de rupture, l'article 14 de l'accord national interprofessionnel des VRP ne prenait en compte que les années entière d'ancienneté, les juges du fond ont fait une juste application de ce texte ; que le moyen ne saurait être accueilli ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne les demandeurs, envers M. Z..., ès qualités, et le GARP, aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du trente et un janvier mil neuf cent quatre-vingt-quinze.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Thèmes déterminants

Non publiéRejetLicenciementAccord collectif / convention collective

Identifiants et source

Identifiant source
6137224ecd580146773fbdf4

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6137224ecd580146773fbdf4.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 31 janvier 1995.

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Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.