prudhommes.orgBêta Jurisprudence prud'homale et sociale Observatoire des délais

Détail de la décision

Retour aux résultatsListe générale

Cour de cassation

Cour de cassation, Chambre sociale, 26 avril 2000, 97-43.362

Date
26/04/2000
Chambre
Chambre sociale
Numéro
97-43.362
Solution
Cassation
Aller au texte

Synthèse de la décision

Synthèse automatique extraite de la décision
  • Procédure: CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 27 mars 1997, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Beauvais; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Compiègne.
  • Réponse: Attendu qu'aux termes de ce texte, "pendant la durée du délai-congé, le cadre sera autorisé à s'absenter chaque jour pendant deux heures pour rechercher un emploi.
  • Faits: Attendu que M. X., engagé en 1990 par M. Y. en qualité de pharmacien assistant, a démissionné de son emploi le 25 février 1995; que, durant l'exécution de son préavis de trois mois prévu par la convention collective de la pharmacie d'officine, l'employeur lui a refusé le bénéfice des dispositions de cette convention au titre des heures d'absence pour recherche d'emploi.
Lire la synthèse complète
  • Portée: Ces absences, qui seront fixées un jour au gré du cadre, un jour au gré de l'employeur, seront payées.

Conclusion : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 27 mars 1997, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Beauvais; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Compiègne.

Chronologie du litige

Dates détectées automatiquement
  1. Démission démissionné de son emploi le 25 février 1995
  2. Jugement prud'homal Conseil de prud'hommes · jugement rendu le 27 mars 1997 par le conseil de prud'hommes
  3. Arrêt de cassation Cour de cassation

Texte de la décision

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M.

Habib X..., demeurant rue du Collège Doujani, ... (Mayotte), en cassation d'un jugement rendu le 27 mars 1997 par le conseil de prud'hommes de Beauvais (Section encadrement), au profit de M.

Olivier Y..., demeurant ...Hôtel de Ville, 60240 Chaumont-en-Vexin, défendeur à la cassation ; LA COUR, en l'audience publique du 29 février 2000, où étaient présents : M.

Gélineau-Larrivet, président, M.

Lanquetin, conseiller rapporteur, MM.

Waquet, Carmet, Boubli, Ransac, Chagny, Bouret, Coeuret, conseillers, M.

Frouin, Mmes Trassoudaine-Verger, Lebée, M.

Richard de la Tour, Mme Andrich, MM.

Rouquayrol de Boisse, conseillers référendaires, M. de Caigny, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M.

Lanquetin, conseiller, les conclusions de M. de Caigny, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Vu l'article 11, paragraphe 4, de la convention collective de la pharmacie d'officine du 1er avril 1964 ; Attendu qu'aux termes de ce texte, "pendant la durée du délai-congé, le cadre sera autorisé à s'absenter chaque jour pendant deux heures pour rechercher un emploi.

Ces absences, qui seront fixées un jour au gré du cadre, un jour au gré de l'employeur, seront payées.

Toutefois, le cadre pourra obtenir le blocage de ces heures d'absence s'il en fait la demande à son employeur" ; Attendu que M.

X..., engagé en 1990 par M.

Y... en qualité de pharmacien assistant, a démissionné de son emploi le 25 février 1995 ; que, durant l'exécution de son préavis de trois mois prévu par la convention collective de la pharmacie d'officine, l'employeur lui a refusé le bénéfice des dispositions de cette convention au titre des heures d'absence pour recherche d'emploi ; Attendu que pour rejeter la demande de M.

X... en paiement d'une indemnité compensatrice des heures d'absences pour recherche d'emploi et de dommages-intérêts, le conseil de prud'hommes retient que les heures ne sont pas dues lors d'une démission, sauf indications contraires et précises de la convention collective ; Qu'en statuant ainsi, alors que le droit de s'absenter pour recherche d'emploi est accordé par la convention collective de la pharmacie d'officine, quel que soit l'auteur de la rupture, le conseil de prud'hommes a violé le texte susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, le jugement rendu le 27 mars 1997, entre les parties, par le conseil de prud'hommes de Beauvais ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le conseil de prud'hommes de Compiègne ; Condamne M.

Y... aux dépens ; Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite du jugement cassé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du vingt-six avril deux mille.

Informations détaillées
Juridiction
Cour de cassation
Chambre
Chambre sociale
Date
26/04/2000
Numéro d'affaire
97-43.362
Solution
Cassation
Résumé source

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant : Sur le pourvoi formé par M. Habib X..., demeurant rue du Collège Doujani, ... (Mayotte), en cassation d'un jugement rendu le 27 mars 1997 par le conseil de prud'hommes de Beauvais (Section encadrement), au profit de M. Olivier Y..., demeurant ...Hôtel de Ville, 60240 Chaumont-en-Vexin, défendeur à la cassation ; LA COUR, en l'audience publique du 29 février 2000, où étaient présents : M. Gélineau-Larrivet, président, M. Lanquetin, conseiller rapporteur, MM. Waquet, Carmet, Boubli, Ransac, Chagny, Bouret, Coeuret, conseillers, M. Frouin, Mmes Trassoudaine-Verger, Lebée, M. Richard de la Tour, Mme Andrich, MM. Rouquayrol de Boisse, conseillers référendaires, M. de Caigny, avocat général, Mme Ferré, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. Lanquetin, conseiller, les conclusions de M. de Caigny, avocat général, et après en a…