Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 88-44.700

Arrêt du 24 avril 1990Pourvoi n° 88-44.700

Non publiéLicenciementCause réelle et sérieuseLicenciement économique / PSE
Solution
Cassation
Publication
Non publié

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Faits: Attendu, selon la procédure, que M. B. a été engagé le 1er janvier 1984 par la société Silvallac en qualité de directeur de l'usine de Wittenheim; que, le 29 juin 1987, il a saisi la juridiction prud'homale pour obtenir le paiement d'indemnités de rupture et de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse en exposant que le 30 avril 1987, il avait appris qu'il avait été remplacé dans ses fonctions de directeur et nommé "chargé de mission auprès de la direction générale" et invité à rester chez lui; qu'il a été licencié pour motif économique à compter du 31 août 1987 avec dispense d'effectuer son préavis devant se terminer le 30 novembre 1987.
  • Réponse: Attendu que pour débouter M. B. de sa demande en paiement d'une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a retenu que le licenciement de M. B., survenu le 31 août 1987, reposait sur un motif économique inscrit dans une restructuration de l'entreprise avec plan social.
  • Solution: CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 16 juin 1988, entre les parties, par la cour d'appel de Colmar; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Metz.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Licenciement faits
  2. Saisine prud'homale prudhommes
  3. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

9 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE,

a rendu l'arrêt suivant :

Sur le pourvoi formé par M. Laurent B..., demeurant ... (Haut-Rhin),

en cassation d'un arrêt rendu le 16 juin 1988 par la cour d'appel de Colmar (Chambre sociale), au profit de la société Silvallac, dont le siège est ... à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne),

défenderesse à la cassation ; LA COUR, en l'audience publique du 6 mars 1990, où étaient présents :

M. Cochard, président, M. Saintoyant, conseiller rapporteur, MM. Caillet, Guermann, Vigroux, Combes, Benhamou, Lecante, Zakine, Waquet, Renard-Payen, Ferrieu, Monboisse, Boittiaux, conseillers, M. D..., Mme Y..., M. A..., Mme Z..., M. X..., Mlle H..., Mme F..., M. E..., Mmes G..., C..., M. Fontanaud, conseillers référendaires, M. Dorwling-Carter, avocat général, Mme Collet, greffier de chambre ; Sur le rapport de M. le conseiller Saintoyant, les observations de la SCP Lyon-Caen, Fabiani et Liard, avocat de la société Silvallac, les conclusions de M. Dorwling-Carter, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique, pris en ses quatre branches :

Vu l'article 1134 du Code civil ; Attendu, selon la procédure, que M. B... a été engagé le 1er janvier 1984 par la société Silvallac en qualité de directeur de l'usine de Wittenheim ; que, le 29 juin 1987, il a saisi la juridiction prud'homale pour obtenir le paiement d'indemnités de rupture et de dommages-intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse en exposant que le 30 avril 1987, il avait appris qu'il avait été remplacé dans ses fonctions de directeur et nommé "chargé de mission auprès de la direction générale" et invité à rester chez lui ; qu'il a été licencié pour motif économique à compter du 31 août 1987 avec dispense d'effectuer son préavis devant se terminer le 30 novembre 1987 ; Attendu que pour débouter M. B... de sa demande en paiement d'une indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, la cour d'appel a retenu que le licenciement de M. B..., survenu le 31 août 1987, reposait sur un motif économique inscrit dans une restructuration de l'entreprise avec plan social ; Attendu cependant que la cour d'appel, qui a omis de rechercher si la restructuration avait entraîné la suppression de l'emploi de M. B..., qui avait fait valoir qu'il avait été immédiatement remplacé, n'a pas donné de base légale à sa décision ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 16 juin 1988, entre les parties, par la cour d'appel de Colmar ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Metz ; Condamne la société Silvallac, envers M. B..., aux dépens et aux frais d'exécution du présent arrêt ; Ordonne qu'à la diligence de M. le procureur général près la Cour de Cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit sur les registres de la cour d'appel de Colmar, en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ; Ainsi fait et jugé par la Cour de Cassation, Chambre sociale, et prononcé par M. le président en son audience publique du vingt quatre avril mil neuf cent quatre vingt dix.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Articles et conventions cités

  • Aucune référence structurée détectée.

Thèmes déterminants

Non publiéCassationLicenciementCause réelle et sérieuseLicenciement économique / PSEPréavis / indemnités de ruptureContrat de travail

Identifiants et source

Identifiant source
6137212ecd580146773f1a60

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Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6137212ecd580146773f1a60.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 24 avril 1990.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.