Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 87-40.103

Arrêt du 20 juin 1990Pourvoi n° 87-40.103

Publié au BulletinLicenciementPréavis / indemnités de ruptureContrat de travail
Solution
Rejette la demande ou le recours
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Lorsque la rupture est du fait de l'employeur, la notification de la rupture prévue par l'article 17 de l'accord national interprofessionnel des voyageurs représentants placiers du 3 octobre 1975 est la lettre de licenciement.
  • Une renonciation par l'employeur à la clause de non-concurrence, antérieure à la rupture du contrat de travail d'un voyageur représentant placier, ne peut avoir d'effet en l'absence de confirmation dans les conditions prévues par ledit accord.
  • Solution : Rejette la demande ou le recours.

Procédure

Chronologie du litige

Jalons datés et vérifiables détectés dans la décision
  1. Licenciement faits
  2. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

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Sur le moyen unique :

Attendu, selon l'arrêt attaqué (Versailles, 29 octobre 1986), qu'engagé le 4 décembre 1972 en qualité de délégué pharmaceutique avec le statut de VRP par la société Diététique Gallia, M. X... a été licencié, après un entretien le 27 août, par lettre du 1er septembre 1981, avec dispense d'effectuer son préavis ;

Attendu que la société fait grief à l'arrêt de l'avoir condamnée à payer au salarié une indemnité de non-concurrence, alors, selon le moyen, que d'une part, la cour d'appel qui a relevé que la clause de non-concurrence n'avait pas à être dénoncée par écrit par l'employeur, et admis que celui-ci avait libéré oralement le salarié de cette clause au cours de l'entretien préalable à son licenciement, n'a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations dont il aurait dû résulter que la renonciation par l'employeur au bénéfice de la clause de non-concurrence à une date antérieure à la date limite prévue par la convention collective, soit dans les quinze jours de la rupture, était valable et devait produire effet ; qu'ainsi la cour d'appel a violé l'article 1134 du Code civil ; alors que, d'autre part, la clause de non-concurrence contenue dans le contrat de travail du salarié est acquise à l'employeur tant qu'il n'y a pas renoncé ; que la dénonciation de cette clause établie au bénéfice de l'employeur et à la charge du salarié ne peut en aucun cas être prématurée ; qu'en énonçant que la renonciation par l'employeur à un droit qui ne lui était pas encore acquis ne pouvait avoir d'effet qu'à condition d'être confirmée dans le délai de quinze jours suivant la notification de la rupture, la cour d'appel a violé l'article 1134 du Code civil et l'article 17 de la convention collective applicable, convention collective nationale interprofessionnelle du 3 octobre 1975 applicable aux représentants de commerce ;

Mais attendu que la notification de la rupture prévue par l'article 17 de l'accord national interprofessionnel des voyageurs représentants placiers du 3 octobre 1975, dans sa rédaction alors applicable, s'entend, lorsque la rupture est du fait de l'employeur, de la lettre de licenciement ; que la cour d'appel a décidé à bon droit qu'une renonciation par l'employeur à la clause de non-concurrence, antérieure à la rupture, ne pouvait avoir d'effet en l'absence de confirmation dans les conditions prévues par la convention collective ; que le moyen n'est dès lors pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions et thèmes

Articles et conventions cités

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Thèmes repérés dans le texte

Publié au BulletinRejetLicenciementPréavis / indemnités de ruptureContrat de travailClause de non-concurrenceAccord collectif / convention collective

Identifiants documentaires

Identifiant source
6079b1569ba5988459c51a14

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