Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 07-43.251

Arrêt du 19 novembre 2008Pourvoi n° 07-43.251

Non publiéLicenciementFaute lourdeDiscipline / sanctions
Solution
Casse et annule la décision attaquée
Publication
Non publié
ECLI
ECLI:FR:CCASS:2008:SO01949

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Solution : Casse et annule la décision attaquée.
  • Mesure procédurale : Renvoi.

Procédure

Chronologie du litige

Jalons datés et vérifiables détectés dans la décision
  1. Mise à pied faits
  2. Licenciement faits
  3. Arrêt de cassation Cour de cassation

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Document officiel

Texte intégral

12 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE SOCIALE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique :

Vu les articles L. 2411-10 et L. 2411-13 dans leur rédaction alors applicable ;

Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. X..., salarié de la société Korzilius depuis 1986, a été convoqué à un entretien préalable au licenciement le 18 février 2003 ; que son employeur lui a notifié le 3 mars 2003 son licenciement pour faute lourde ; qu'invoquant le statut protecteur dont il aurait dû bénéficier en qualité de candidat aux élections du CHSCT, M. X... a saisi le conseil de prud'hommes d'une demande en annulation de son licenciement ;

Attendu que pour débouter M. X... de ses demandes, la cour d'appel relève qu'à l'issue de la réunion du comité d'entreprise du 2 décembre 2002, au cours de laquelle ont été arrêtées les dates et modalités de l'élection des membres du CHSCT, le salarié a informé le représentant de l'employeur de sa candidature ; que la protection de trois mois que lui conférait cette candidature avait donc pris fin le 2 mars 2003 et qu'à la date d'envoi de la lettre de licenciement le 3 mars, le salarié ne bénéficiait plus de la protection due aux candidats aux élections au CHSCT ;

Qu'en statuant ainsi, alors qu'il résultait de ses constatations qu'à la date à laquelle l'employeur avait convoqué M. X... à un entretien préalable au licenciement, avec mise à pied conservatoire, le 18 février 2003, le salarié était protégé au titre de sa candidature aux élections au CHSCT, de sorte que son licenciement devait être autorisé par l'inspecteur du travail, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 10 mai 2007, entre les parties, par la cour d'appel de Colmar ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Metz ;

Condamne Mme Y..., ès qualités, aux dépens ;

Vu l'article 700 du code de procédure civile, la condamne à payer à M. X... la somme de 2 500 euros ;

Dit que sur les diligences du procureur général près la Cour de cassation, le présent arrêt sera transmis pour être transcrit en marge ou à la suite de l'arrêt cassé ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre sociale, et prononcé par le président en son audience publique du dix-neuf novembre deux mille huit.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions et thèmes

Articles et conventions cités

  • Aucune référence structurée détectée.

Thèmes déterminants

Non publiéCassationLicenciementFaute lourdeDiscipline / sanctionsInspection du travailProcédure prud'homale

Identifiants documentaires

ECLI
ECLI:FR:CCASS:2008:SO01949
Identifiant source
613726eacd58014677429296

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