Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 85-46.355

Arrêt du 17 novembre 1988Pourvoi n° 85-46.355

Publié au BulletinPréavis / indemnités de ruptureDémissionContrat de travail
Solution
Cassation
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Faits: Attendu que, selon ce texte, l'employeur doit, en contrepartie de l'obligation de non-concurrence stipulée au contrat de travail, une indemnité compensatrice; qu'en cas de cessation dudit contrat, il peut se décharger de l'indemnité en libérant l'ingénieur ou le cadre de l'interdiction de non-concurrence, mais sous condition de prévenir l'intéressé par écrit dans les huit jours qui suivent la notification du préavis ou, en cas d'inobservation du préavis, dans les 8 jours qui suivent la rupture effective du contrat de travail.
  • Solution: CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 1er octobre 1985, entre les parties, par la cour d'appel d'Angers; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Rennes Sur le moyen unique.
  • Portée: En conséquence, encourt la cassation l'arrêt qui a retenu que la rupture avait été effective le jour où la société avait fait connaître au salarié qu'elle le dispensait de préavis et que simultanément elle l'avait libéré de la clause, alors qu'il avait relevé que le salarié avait donné sa démission avec préavis plus de 8 jours auparavant.

Procédure

Chronologie du litige

Dates présentes dans les données de la décision
  1. Démission faits
  2. Arrêt de cassation Cour de cassation

Actions

Ajouter aux favoris
Créer une veille proche

Document officiel

Texte intégral

8 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

Sur le moyen unique :

Vu l'article 26 de la convention collective nationale des ingénieurs et cadres de la métallurgie ;

Attendu que, selon ce texte, l'employeur doit, en contrepartie de l'obligation de non-concurrence stipulée au contrat de travail, une indemnité compensatrice ; qu'en cas de cessation dudit contrat, il peut se décharger de l'indemnité en libérant l'ingénieur ou le cadre de l'interdiction de non-concurrence, mais sous condition de prévenir l'intéressé par écrit dans les huit jours qui suivent la notification du préavis ou, en cas d'inobservation du préavis, dans les 8 jours qui suivent la rupture effective du contrat de travail ;

Attendu qu'il résulte de la procédure que M. Y... a été engagé le 3 juillet 1980 en qualité de directeur d'usine par la société Kris Seg, aux droits de laquelle se trouve la société Kris France qui a été déclarée en état de liquidation des biens et dont le syndic est M. X... ; que le contrat de travail soumis aux dispositions de la convention collective susvisée comportait une clause de non-concurrence ; que, par lettre du 21 décembre 1981 que son employeur a reçue le 22 décembre, M. Y... a donné sa démission avec un préavis commençant à courir le 1er janvier 1982 ; que la société Kris Seg lui a répondu par lettre du 13 janvier 1982 qu'elle prenait acte de sa démission, qu'elle le dispensait d'exécuter le préavis et qu'elle le libérait de la clause de non-concurrence ;

Attendu que pour débouter M. Y... de sa demande en paiement de l'indemnité compensatrice de non-concurrence, l'arrêt attaqué a retenu que la rupture du contrat avait été effective le jour où la société Kris Seg avait fait connaître au salarié qu'elle le dispensait de préavis et que, simultanément, elle l'avait libéré de la clause ;

Qu'en statuant ainsi, alors qu'ils constataient que la notification de la rupture était intervenue le 22 décembre 1981 et avait fait courir le délai-congé du 1er janvier 1982, les juges du fond ont violé, par refus d'application, le texte susvisé ;

PAR CES MOTIFS :

CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 1er octobre 1985, entre les parties, par la cour d'appel d'Angers ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Rennes

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions, thèmes et source

Articles et conventions cités

  • Aucune référence structurée détectée.

Thèmes déterminants

Publié au BulletinCassationPréavis / indemnités de ruptureDémissionContrat de travailClause de non-concurrenceAccord collectif / convention collective

Identifiants et source

Identifiant source
6079b12c9ba5988459c51563

Poursuivre la recherche

Méthode et périmètre

Origine, traitement et correction

Source documentaire : Judilibre — corpus DILA — identifiant 6079b12c9ba5988459c51563.

Dernière date de mise à jour fournie par la source : 17 novembre 1988.

Le texte et ses métadonnées de source sont conservés séparément des thèmes, références, montants et synthèses produits automatiquement par prudhommes.org.

Sauf mention expresse d'une relecture, la synthèse est un repère documentaire automatique. Le texte intégral prévaut et toute erreur peut être signalée pour correction.