Cour de cassation · Arrêt

Chambre sociale — pourvoi n° 76-41.036

Arrêt du 17 mai 1978Pourvoi n° 76-41.036

Publié au BulletinCongés payésTravail de nuit / dimancheAccord collectif / convention collective
Solution
Casse et annule la décision attaquée
Publication
Publié au Bulletin

Repère documentaire

Synthèse de la décision

  • Le Conseil de prud"hommes ne peut condamner un employeur à payer à son salarié un complément de congés payés pour les jours fériés compris dans leur durée par application de l'article 3 de l'avenant du 17 janvier 1972 à un accord de mensualisation de la même date, sans répondre aux conclusions selon lesquelles ledit accord de mensualisation avait laissé subsister l'article 11 de l'avenant ouvrier de la convention collective nationale de l'ameublement, prévoyant qu'au cas où des jours fériés légaux indemnisables se situeraient pendant le congé payé, un seul par an, le premier d'entre eux ne donnerait pas lieu à indemnisation au titre de jour férié.
  • Solution : Casse et annule la décision attaquée.
  • Mesure procédurale : Renvoi.

Procédure

Chronologie du litige

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Document officiel

Texte intégral

6 paragraphes affichés intégralement — le texte officiel prévaut sur les enrichissements documentaires.

SUR LE MOYEN UNIQUE : VU L'ARTICLE 455 DU CODE DE PROCEDURE CIVILE ;

ATTENDU QUE LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES A CONDAMNE LA SOCIETE MOREUX DE VARENNES A PAYER A SON SALARIE CHABANNE UN COMPLEMENT DE CONGES PAYES POUR LES JOURS FERIES COMPRIS DANS LEUR DUREE PAR APPLICATION DE L'ARTICLE 3 DE L'AVENANT DU 17 JANVIER 1972 A UN ACCORD DE MENSUALISATION DE LA MEME DATE ;

ATTENDU CEPENDANT QU'ILS ONT OMIS DE REPONDRE AUX CONCLUSIONS DE LA SOCIETE MOREUX QUI SOUTENAIT QUE LEDIT ACCORD DE MENSUALISATION AVAIT LAISSE SUBSISTER L'ARTICLE 11 DE L'AVENANT OUVRIER DE LA CONVENTION COLLECTIVE NATIONALE DE L'AMEUBLEMENT PREVOYANT QU'AU CAS OU LES JOURS FERIES LEGAUX INDEMNISABLES SE SITUERAIENT PENDANT LE CONGE PAYE, UN SEUL PAR AN, LE PREMIER D'ENTRE EUX NE DONNERAIT PAS LIEU A INDEMNISATION AU TITRE DE JOUR FERIE ;

QU'EN STATUANT AINSI LES JUGES DU FOND ONT VIOLE LE TEXTE SUSVISE ;

PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE LE JUGEMENT RENDU ENTRE LES PARTIES LE 11 MAI 1976 PAR LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE VICHY ;

REMET, EN CONSEQUENCE, LA CAUSE ET LES PARTIES AU MEME ET SEMBLABLE ETAT OU ELLES ETAIENT AVANT LEDIT JUGEMENT ET, POUR ETRE FAIT DROIT, LES RENVOIE DEVANT LE CONSEIL DE PRUD'HOMMES DE MOULINS.

Références

Éléments reliés à la décision

Articles, conventions et thèmes

Articles et conventions cités

  • Aucune référence structurée détectée.

Thèmes déterminants

Publié au BulletinCassationCongés payésTravail de nuit / dimancheAccord collectif / convention collectiveProcédure prud'homale

Identifiants documentaires

Identifiant source
6079b2229ba5988459c55f7a

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