Cour de cassation, Chambre sociale, 20 février 2008, 06-45.108
Cour de cassationde son entreprise et de son travail auprès d'une société cliente et de tenir auprès de cette dernière un langage désinvolte de nature à nuire à l'image de son entreprise et à discréditer celle-ci, tout autant qu'à faire échouer le projet qu'il était chargé de promouvoir, constitue une faute non susceptible de se rattacher à une exécution de bonne foi du contrat de travail ou au droit d'expression reconnu au salarié, et rend impossible la poursuite du contrat de travail ; qu'en refusant pourtant de retenir que ce comportement était constitutif d'une faute grave ou à tout le moins d'une cause réelle et sérieuse faisant obstacle à la poursuite du contrat de travail, la cour d'appel a violé les articles L. 120-2, L. 120-4, L. 122-6, L. 122-9, L. 122-14-3 et L.