Cour de cassation, Chambre sociale, 18 juillet 2000, 98-42.315
Cour de cassationde Caigny, avocat général, et après en avoir délibéré conformément à la loi ; Sur le moyen unique : Attendu que M. X..., engagé le 1er octobre 1967 par la société Elf Antar France en qualité de chef de dépôt, a été licencié pour faute grave le 24 juillet 1992 ; Attendu que l'employeur reproche à l'arrêt attaqué (Toulouse, 6 mars 998) d'avoir dit que le licenciement ne reposait pas sur une faute grave mais sur une cause réelle et sérieuse, alors, selon le moyen, de première part, que constitue une faute grave le fait pour un salarié exercant la fonction de chef de dépôt au sein d'une société, de tenter d'obtenir de la part de plusieurs entreprises sous-traitantes de ladite société, le versement à son profit de commissions sur le montant des travaux à réaliser pour le compte de son employeur ; que de tels manquements contraires à la probité et préjudiciables à la réputation de…