Cour de cassation, Chambre sociale, 30 octobre 2000, 98-44.024
Cour de cassationune pétition à l'adresse de la société Minolta datée du 8 octobre 1992 dénigrant le président-directeur général de la société Alsace Repro ; Attendu que l'employeur fait grief à l'arrêt attaqué (Colmar, 28 mai 1998) d'avoir décidé que les faits reprochés au salarié étant prescrits, le licenciement n'était justifié ni par une faute grave, ni par une cause réelle et sérieuse de licenciement, alors, selon le moyen : 1 ) que la prescription de faits fautifs ne peut intervenir que lorsque l'employeur a une exacte information sur la réalité, la nature et l'ampleur des fautes reprochées au salarié, de sorte que la cour d'appel, qui relève que la société Alsace Repro avait nécessairement pris connaissance de l'existence de la pétition litigieuse sans s'expliquer sur le fait que ce n'est que le 19 novembre 1993 que la société Alsace Repro a eu une connaissance précise du texte de ladite…