Cour de cassation, Chambre sociale, 28 janvier 2015, 14-10.853
Cour de cassationrendu dans un état lamentable le véhicule qui lui avait été prêté, le 10 novembre 2009, pour être arrivé le même jour en retard au travail. L'employeur qui se prévaut d'une faute grave du salarié doit prouver l'exactitude des faits imputés à celui-ci dans la lettre de licenciement et doit démontrer que ces faits constituent une violation des obligations du contrat de travail ou des relations de travail d'une importance telle qu'elle rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise ; dans la mesure où l'employeur a procédé à un licenciement pour faute disciplinaire, il appartient au juge d'apprécier, d'une part, si la faute est caractérisée, et, d'autre part, si elle est suffisante pour motiver un licenciement.