Cour de cassation, Chambre sociale, 11 mars 1998, 96-41.329
Cour de cassationqu'ainsi en retenant que pas plus en appel qu'en première instance la SA Calan-Ramolino n'avait produit le moindre document ou attestation établissant d'une manière objective les insuffisances professionnelles du salarié, la cour d'appel qui a fait peser la charge de la preuve du caractère réel et sérieux du motif du licenciement sur l'employeur, a inversé la charge de la preuve et violé l'article L. 122-14-3 du Code du travail; troisièmement, que le fait que la période d'essai du salarié ait été prolongée ne fait pas obstacle à son licenciement plusieurs mois plus tard, dès lors que son insuffisance professionnelle est établie; qu'en l'espèce, la société Calan-Ramolino et associés avait fait valoir, dans ses écritures d'appel, que des doutes existaient dès l'origine sur les compétences professionnelles de M. X...