Cour de cassation, Chambre sociale, 14 janvier 1992, 90-44.745
Cour de cassationpar lettre du 19 mai 1987 avec deux mois de préavis ; qu'il a saisi la juridiction prud'homale de demandes tendant à l'annulation de la mise à pied et à la condamnation de l'employeur au paiement du salaire retenu, ainsi que d'indemnités de licenciement et pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ; Sur le premier moyen : Attendu que la société fait grief à l'arrêt confirmatif attaqué (Aix-en-Provence, 27 mars 1990) d'avoir, pour annuler la mise à pied, notifiée verbalement le 3 avril 1987 au matin par l'employeur qui ignorait l'exigence légale d'un entretien préalable à toute sanction, affirmé que cette irrégularité de procédure était "suffisamment grave pour justifier l'annulation" de cette sanction, alors que d'une part, cette mise à pied avait pour but de sanctionner un abandon de poste délibéré, décidé et exécuté par M.