Cour de cassation, Chambre sociale, 28 juin 2000, 98-43.605
Cour de cassationVu l'article L. 212-1-1 du Code du travail ; Attendu que M. Y... et Mme X..., salariés de la SCOP Ambulances nantaises respectivement depuis le 13 janvier 1992 et le 1er avril 1991 en qualité d'ambulanciers, ont été licenciés pour motif économique le 3 octobre 1995 par le mandataire-liquidateur de la société ; qu'ils ont saisi la juridiction prud'homale en paiement d'heures supplémentaires ; Attendu que, pour débouter les salariés de leur demande concernant la période antérieure à octobre 1993, la cour d'appel énonce qu'il n'existe aucun élément de preuve de l'existence d'heures supplémentaires, étant observé que ne peut être fondée une demande établie à partir de projection faite sur la base de la moyenne d'heures supplémentaires effectuées en 1994-1995, une telle projection étant essentiellement aléatoire ; Attendu, cependant, que le juge ne peut, pour rejeter une demande en paiement…