Cour de cassation, Chambre sociale, 3 février 1993, 91-41.236
Cour de cassationpar lettre recommandée avec demande d'avis de réception trois mois avant la fin de son congé, de son intention soit d'être réemployé, soit de rompre son contrat de travail ; Attendu, selon l'arrêt attaqué, que M. C..., salarié de la Régie nationale des usines Renault, a obtenu un congé pour création d'entreprise d'une durée d'un an à compter du 1er avril 1986 ; que, par lettre recommandée avec avis de réception expédiée le 13 janvier 1987, M. C... a demandé à reprendre son travail à l'issue de son congé ; que son employeur lui a répondu qu'il ne pouvait être donné suite à sa demande ; Attendu que pour débouter M. C... de ses demandes en paiement d'indemnités de rupture de son contrat de travail et de dommages et intérêts pour licenciement abusif, la cour d'appel a énoncé qu'en sollicitant, après l'expiration du délai légal de trois mois fixé par l'article L.